TOUZER
Touzer a beaucoup changé sans doute depuis que le voyageur Desfontaines écrivait d’elle, en 1784 : «■ Le « bev fit dresser le camp au côté droit de la ville, si l’on <( peut donner ce nom à un assemblage de maisons de u boue. » Cette phrase, qui nous préoccupait, a dû nous faire insister davantage sur les renseignements que nous avons pris auprès des Arabes de Touzer meme , et des voyageurs qui l’ont vue et habitée. Tous ont été unanimes sur ce point , que Touzer est une des plus belles villes du Belad el Djerid.
Desfontaines ne l’aura vue sans doute que de loin, et n’y sera pas entré.
Cette ville est grande comme Alger et entourée d’un mur d’enceinte en pisé , haut de 1 2 ou 1 5 pieds et crénelé. On y entre par deux portes, Bab el H'aoua et Bab el Zît. Au centre est une vaste place qui sert de marché. Elle a des mosquées, des écoles, deux bains maures, des fondouk7, etc. Ses maisons sont à terrasses, et géné-