‹ Le Sahara algérienChapitre 58 sur 92 · NEF TA · texte numérisé non relu

NEF TA

min qui le ramène à sa tente, à son village, à sa tribu; et l’armée n’est plus là pour leur vendre sa protection. Aussi , le mouvement de retour est-il calculé d’avance , et il ne s’opère jamais qu’à T époque de la moisson , alors que les Arabes, même les plus pillards, partis pour acheter des grains dans le T'ell , laissent les routes à peu près libres.

Tous les habitants de Nefta ne sont pas commerçants ; les riches propriétaires et les cherfa , qui représentent l’aristocratie, vivent de la vie tranquille des nobles, la plus insouciante et, peut-être, la plus heureuse que la philosophie contemplative ait rêvée.

L’oasis de Nefta, si nous en croyons les voyageurs que nous avons interrogés, est la plus poétique du désert; ses jardins sont délicieux; ses oranges, ses limons doux, ses dattes sont les meilleurs fruits de la régence de Tunis ; presque toutes les femmes y sont belles de cette beauté particulière à la race orientale, et les plus riches, qui ne s’exposent jamais à l’âpre soleil de la journée, sont blanches comme des mauresques.

Les tribus qui déposent leurs grains à Nefta sont :

Des fractions des Nememcha.

— des Ouled Sidi Cheikh.

— des Ouled Sidi A’bid.

Selon qu’on a pris, de Souf à Nefta, l’une ou l’autre des deux routes que nous avons indiquées , on est en avance ou en retard d’un jour. Nous continuerons à compter comme ayant pris la route la plus courte.

DE TOUGOURT A K'EFSA.

lieues.

0e jour à partir de Nefta, la physionomie du terrain change presque subitement.

De cette ville à Touzer on voyage dans une oasis plantée de dattiers et d’arbres fruitiers ; la distance est de . h

Page 1