SID EL H'ADJ ED DIN
Petit k'sar de quinze ou seize maisons seulement , mais remarquable par un très-beau marabout' qui a donné son nom au village. C’est un lieu en grande vé-
D’ALGER A INSALAH .
nération, où de nombreux visiteurs apportent des offrandes, où les pauvres pèlerins reçoivent l’iiospitalit é ; et les voyageurs sont nombreux ; car tout ce qui vient de Gardai a, de Metlili, de Guelea’ et de Gourara pour se rendre au pays des Ouled Sidi Cheikh , passe par Sid el H'adj ed Din. Les riches y laissent des présents que les pauvres dépensent. Le cheikh de ce village, qui se nomme H'amza el Flatati est l’oukil de la K'oubba ( chargé d’affaires du marabout').
Les environs sont fécondés par des puits nombreux, alimentés, selon la tradition du pays, par une mer souterraine.
Des fractions des Ouled Sidi Cheikh, des Mekliadma, des Chamba, des El Ar'ouat' K'sal passent ordinairement Thiver entre Sidi el H'adj ed Din et Brizina, sur l’Oued Segguer. C’est un terrain plat, où poussent beaucoup d’herbes et de buissons très-propres à la nourriture des chameaux, des moutons et des chevaux.
Le descendant, à présent vivant, du marabout' El H'adj ed Din n’a rien, assure-t-on , de l’austère sévérité monastique de ses confrères : il se plaît aux fantasia, aux chansons et à la musique ; il est homme de Dieu et tolérant, phénomène très-rare chez les musulmans.
lient*.
18e jour de Sidi el H'adj ed Din on prend une direction de Test à l’ouest, et on s’arrête au pied d’un mamelon de sables appelé Djebel A’ïrech . 7
19e ... le lendemain on arrive à El A’bïod Mta’ Ouled
Sidi Cheïckh . 7