‹ Le Sahara algérienChapitre 68 sur 92 · EL A’BIOD MTA’ SIDI CHEIKH · texte numérisé non relu

EL A’BIOD MTA’ SIDI CHEIKH

On donne ce nom â une réunion de plusieurs villages qui, de temps immémorial, appartiennent aux chefs marabout' de la tribu des Ouled Sidi Cheikh.

El A’bïod (ou El Bïod) se divise en El Bïob Chergui (de l’est) et en El Bïod R'arbi (de l’ouest).

La première division comprend les villages de :

El Bïod Chergui , lv'sar el Rah'mena ,

et reconnaît pour chef Sidi H'amza Ben Bou Beker Ben Na’ïmi.

La seconde division comprend les villages de :

K'sar Ouled Sidi el H'adj Ah'med.

Tin Kêt.

Ouled Bou Douaïa.

Ouled Sidi A’bd el H'akem.

Ils obéissent à Sidi Cheikh Ben El T'aïeb, cousin du chef précédent.

Les jardins de ces villages sont très-clair-semés

D’ALGER A INSALAH'.

d’arbres fruitiers et de dattiers, qui cependant y réussiraient très-bien, ainsi que l’atteste un des villages d’El Biod Chergui. On y cultive des légumes et des plantes potagères; des puits nombreux et peu profonds servent à les arroser. La garance y vient naturellement; quelques morceaux de terres arables s’étendent aux environs, qui peuvent, quand l’année est bonne, suffire à la consommation des habitants ; on les cultive à la charrue et à la pioche; c’est là l’occupation des hommes ; les femmes tissent des vêtements de laine.

Du reste, l’industrie de cette population est à peu près nulle : elle se borne à la fabrication du goudron , qui est vendu ou employé sur place pour goudronner les chameaux; et de poterie grossière. De petits marchands y fournissent aux besoins de nécessité première ; ils vendent des cotonnades, des épiceries, de la quincaillerie, des fers, des aciers, des fers à cheval. Quelques juifs y font le métier d’ orfèvres, de cardeurs de laine, de teinturiers. Figuig et les Béni Mzab fournissent au reste.

Les montagnes voisines (à deux ou trois lieues) sont boisées d’arbres que nous n’avons pu reconnaître et que les Arabes appellent allenda, reta’, retem (genêt), arar, a’zir : ces deux derniers sont des arbres résineux.

Au centre des villages éclate le dôme blanc du tombeau où reposent les ancêtres des Sidi Cheikh. C’est un

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