‹ Le Sahara algérienChapitre 70 sur 92 · EL BIOD CHERGUI · texte numérisé non relu

EL BIOD CHERGUI

C’est un groupe de cent cinquante à cent quatre-vingts maisons qui peut lever de deux cents à deux cent cinquante fusils. Il est entouré d’un mur d’enceinte de dix pieds de haut, à peu près, crénelé, défendu par quatre petites tourelles, et ouvert par une seule porte. Il a une petite K/asbalé appelée K/asbet Sidi Ben ed Din, une mosquée surmontée d’un petit minaret, dans l’intérieur de laquelle est un puits pour les ablutions, et deux zaouïa ou chapelles, l’une dite de Sidi el Hfadj Bon H'afès, l’autre de Sidi Cheikh ; on y donne à manger à tous les pauvres et à tous les voyageurs qui s’y présentent. Comme partout, des folba enseignent la lecture et l’écriture aux enfants ; un k'adri y rend la justice.

Le puits de la mosquée est le seul qui soit dans le village même : ceux des jardins alimentent la population .

Dans El Biod iVarbi, il n’y a qu’une seule zaouïa nommée Zaouïet el R'arbïa; elle est située dans le village de Bou Douaïa. Comme dans les autres, on y reçoit une généreuse hospitalité.

Indépendamment de ces zaouïa, les deux chefs des

TRIBU DES OULED SIDI CHEIKH. 229

Sidi Cheikh ont, chacun dans sa tribu, deux tentes spécialement destinées aux voyageurs.

TRIBU DES OULED SIDI CHEIKH

Elle se divise en Sidi Cheikh Cheraga (de Test), et Sidi Cheikh R'araba (de T ouest).

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