‹ Le SaharaChapitre 115 sur 346 · Leoz. Timbouctou, H, p · texte numérisé non relu

Leoz. Timbouctou, H, p

2. Pacho, Voyage dans laMarmirique, etc., p. iî», 54, 56. — Barth, R'.isen, I, pastim.

3. Rapport sur la mission faite en Tunisie de novembre i88â à avril 1883, Arch. miis, scient., 1887, Xtll, p. 2)9.

i. CVst-à-dire le pays silué au sud de la ligue Sousse-Kairouàn-SbeUla.

5 Souvent au prix des plus grands eflforts. Pour capter une source à Aîn Mhrota les Romains ont creusé dans le roc un tunnel de 15 mètres de long sur 2 mètres de hauteur, et bâti trois ponts pour leur aqueduc, {ibid., p. 43.)

6. c Dans le Djebel Chcchar, les canaux de dérivation des Romains sont encore visibles en maint endroit » (Masqueray, Rev. Afr,, 1878, p. 35). — V. aussi Cosson, fî. S. G., 1880, ï, p. 45.

et si la solitude y a remplacé la vie, ce n'est pas le climat qu'il faut accuser, mais Thomme. Comme Ta dit M. Cosson, le climat n'a pas cliangé. Seulement, la barbarie a succédé à un des peuples les plus habiles dans l'art de coloniser *. Les travaux d'art ont disparu; une aune, les pierres se sont détachées des grands barrages, les arches des aqueducs sont tombées; les citernes sont restées vides, les canaux qui distribuaient Peau se sont comblés, et les crues — lorsqu'elles coulaient encore — ont créé un marécage à leur entrée dans la plaine '. Dans la montagne, les forêts détruites par les guerres n'ont plus retenu l'eau des orages, pour la laisser sourdre ensuite lentement dans le sol; les eaux brunes des torrents se sont précipitées en un clin d'œil au bas des pentes, ne laissant derrière elles que des ravins vite séchés, et c'est ainsi que l'eau nourricière a disparu de la montagne et de la plaine. Mais il n'y a là qu'une série de petites révolutions locales. On ne peut juger le climat de rimmense Sahara d'après ces accidents arrivés sur sa lisière. Il serait tout aussi juste de constater que tel canton des Hautes-Alpes est devenu inhabitable, et de dire ensuite que le chniat de la France a changé.

La faune ancienne du Sahara. — Hérodote raconte que les Garamantes chassent les Éthiopiens Troglodytes en chars à quatre chevaux ; il ajoute que chez eux, les bœufs paissent à reculons, à cause de leurs cornes recourbées en avant do la tête '. Barth a vu dans une gorge du Fezzân, à Teliz-

c 1. Ce qui est certain, c'est que le travail fait partout défaut. Les sources, bien curées et bien entretenues, débiteraient une quantité d'eau supérieure à celle qu'elles fournissent aujourd'hui. Les conditions hydrologiques de ces contrées ont pu être modifiées par les déboisements ou un exhaussement progressif du sol, mais le régime des eaux n'en existe pas moius à l'état souterrain partout où il a cessé d'être visible à la surface. Une étude très sommaire de la géologie locale nous permet presque d'afCrmer qu'on retrouverait partout les sources éteintes, et même de nouvelles. > (Baraban, A ira- V€r$ la Tunisie, p. 54.)

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