‹ Le SaharaChapitre 114 sur 346 · Sludien ûberdat Klima, etc., p · texte numérisé non relu

Sludien ûberdat Klima, etc., p

5 Des silex taillés, trouvés prés de Thôbes, étaient ensevelis dans des graviers quaternaires (de Quatrefages, Introduction d l'étude det racet hvmainee, Paris, 1889, p. 81).

autour d'un puits, en plein désert. Telle est Araouân, véritable enfer au milieu de grandes dunes, dans un entonnoir où Ton ne voit que le sable jaune, sans un arbre, sans une herbe à Tentour *. Lorsque ces maisons seront un jour tombées en ruines, sera-ce une raison de dire que ce pays n'était pas un désert? Et sur la lisière même, les anciens n'ont-ils pas dû venir partout en aide à la nature ? En Marmarique, en Tripolitaine, partout des barrages, des canaux, des citernes prouvent que les colons n'y ont vécu qu'à force de travaux d'art '. Dans le sud de la Tunisie, la mission archéologique de M. Saladin a rendu ce fait plus manifeste encore. Voici les conclusions de son minutieux rapport' : « Cette région*, qui a toujours été aride, n'a été habitée que par des nomades ou de rares habitants sédentaires... Les villages, très rares, n'ont été fondés qu'aux points où l'eau pouvait être captée au moyen d'aqueducs ^ » Sur le versant saharien del'Aurès, on voit de même les aqueducs descendre les ravins de la montagne et se perdre dans les plaines du sud ^. Il n'y avait point là de grandes villes. Ces canaux servaient à irriguer les champs. 11 fallait donc chercher au loin dans la montagne l'eau qu'on ne trouvait pas dans la plaine.

Ainsi les anciens paraissent avoir tout mis en œuvre pour utiliser jusqu'à la dernière goutte des pluies. Qu'est-ce à dire, sinon quelles étaient déjà irrégulières et parcimonieuses ? Si donc l'aspect de ces contrées n'est plus le même.

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