LA TRANSFORMATION DE LA SLRFAGE. 1» L ÉROSION
Immobilité apparente de la surface du désert. — Action destructrice de l'atmosphère. — !•> Les eaux. Effet produit par les averses temporaires.
— Crues de montagne. — L'oued au Sahara et dans les autres déserts. — 20 Les écarts de température. — Dilatation et resserrement des roches.
— Éclats de pierre des bamâda. — 3» Le vent. Érosions produites par les sables qu'il charrie. — Déserts de cailloux roulés.
Le désert, plus que toute autre partie de la surface terrestre, a les apparences de rimmobilité. Le climat implacable a dépeuplé la terre; les grandes plaines nues offrent « r image absolue du vide* »; les montagnes sont cornmc des squelettes dont le soleil a mangé la chair; les dunes ont Fair de vagues d'or mat solidifiées ; l'absence de bruil est telle, que, suivant le mot d'un voyageur', on écoute le silence : tout cela parait immuable, figé dans Téblouissaote lumière, et il semble que l'homme seul change et passe dans ces paysages éternellement les mêmes. Pourtant, pas plus ici qu'ailleurs, il n'y a pour l'écorce terrestre d'absolue stabilité. Même dans le désert inerte en apparence, les forces naturelles agissent, détruisent, édifient à nouveau, donnent sans cesse un nouvel aspect à la surface de la terre.
L'eau est d'ordinaire le plus énergique de ces agents qui modifient le sol. C'est elle qui, aux temps préhistoriques, prenant ici, déposant plus loin d'énormes masses de terre, a sculpté dans ses grandes lignes le relief actuel du