‹ Le SaharaChapitre 139 sur 346 · Fischer, Stndi^n ûber das Klima der Mitltlmeerl, p · texte numérisé non relu

Fischer, Stndi^n ûber das Klima der Mitltlmeerl, p

Sahara algérien franchirent la Méditerranée et les Alpes, en laissant tomber partout sur leur passage un nuage de poussière jaune *•

LES TiUNES

Les dunes du Sahara sont la preuve saisissante de ce que peut le vent dans une contrée où il est maître. Qu'on imagine un chaos d'arêtes vives, de pics aigus, de croupes de toute forme allongées ou courbées en croissant'; une ondulation sans fin de grandes vagues de sable, aux flancs admirablement lisses, aux reflets orangés ou roses, coupées de ravins profonds dans lesquels l'homme étouffe, perdu entre ces murailles mouvantes; tout cela silencieux, immobile comme une mer furieuse soudain solidifiée, mais noyédans un tel flot de lumière, tellement allumé par la flamme du soleil, qu'on croit voir non du sable jaune, mais des amas de poussière d'or, et l'on aura une faible idée de ce paysage indescriptible.

Les dunes occupent environ un neuvième de l'immense Sahara*. Elles forment des mers de sable, nommés Erg* en arabe, Iguidi ou Edeyen dans les dialectes berbères, et dont on ne connaît encore que fort mal les dimensions et les contours.

Deux de ces groupes, les Maghter ou Meur'thir", et les Ouâran % s'étendent sur une largeur inconnue au nord et à Test de l'Adrar occidental. Cinq autres barrent la route du Maroc à Timbouctou' ; l'énorme masse des Iguidi se prolonge peut-être jusqu'au Touat, car Rohlfs, qui a suivi l'oued Messaoud, signale dans l'ouest des dunes à perte de vue*.

i. Hann, Handhuch der Klimatologie, p. 433.

2, La dune ea croissant se nomme tif (plur. siouf). La dune en général se nomme ghourd (plur. oghroud).

3. Pomel, Le Sahara. — Un dixième d'après Ghavanne. (Von Oase zu Oase, p. 618.)

i. Le plur. areg est également employé.

5. * Meur'thir, collines sableuses serrées et difficiles à franchir. » (Carte du cap, Vincent, Bull. S. G., 1861, l.)

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