Zittel, ouv. cit., p. 21 et p. 45, notes
3. O'jserv. geologicas, p. 338 : « Es indudablemente do cdad mâs moderna ; la tengo por cuatemaria. »
ne diffère donc pas géologiquement des autres parties du globe. On y rencontre également toutes les formes du relief.
LE RFXIEF
Pendant la première moitié de ce siècle, on a parle couramment de la grande plaine saharienne. On a répété avec Ritler que l'Afrique était divisée en deux parties différentes : au sud, le plateau; au nord, les basses terres*. Humboldt écrivait : « la grande dépression du désert*. » Cette idée survécut même aux explorations qui suivirent. Lorsque Denham, Barth, Duveyrier, Rohlfs et autres eurent déterminé l'altitude considérable du centre du désert, on se rabattit sur les deux ailes. On s'appuyait sur une information de Barth pour décrire le Djouf, la grande cavilé du Sahara occidental; quant au désert libyque, telle était la puissance des idées traditionnelles, qu'un voyageur comme M. Rohlfs, après être allé de Tripoli à Kouka et du Maroc à Alexandrie, envisageait le percement possible du rivage de la Grande Syrie, toute la région au sud du Barka transformée en mer intérieure, et l'Afrique centrale ouverte aux navires de l'Europe'. Les faits ont démenti la légende de la dépression saharienne. S'il fallait choisir entre les deux expressions de basses terres ou de hautes terres pour caractériser le désert, c'est peut-être ce dernier terme qui lui conviendrait le mieux. M. Chavanne * a évalué la hauteur moyenne du Sahara à 460 mètres. Si Ton admet ce chiffre, qui ne parait pas exagéré, car les voyages de Lenz, des missions Flatters et Foureau et les informations reçues sur l'Adrar- Ahenet, ou pays des Touareg de l'Ouest, rehaussent plutôt les altitudes, on constate que le Sahara, considéré en bloc,
i. Erdkunde, traduct , I, p. S6.
2. Das grosse TieÛand der Zaliara {Ansiehlen der Natur, p. 69).