Communication manuscrite
S. Sur la ham&da Dra-el-Âtchan. Le phénomène est très apparent, car plusieurs de ces gour ne sont encore qu'imparfaitement recouverts. » (Foureau, ouv. cité, p. 71 )
3. Reise dureh Nord-Afrika^ art. cité, p. i'2. Pouyanne, B. S. G., 1871, J, U7, etc.
i. Rolland, C. rendu S. G.. 189% p. 164.
5. Géol. du Sahara, p. 8i0. — On a contesté pourtant cette relation du relief avec les dunes. D'après M. le capitaine Gourbis, ic ce serait IVau qui fixerait les dune?: elles ne se formeraient que sur les points où, au«Rit6t déposé le sable deviendrait humide. » (C rendu S. G., 1890, p. 114.; Une discussion approfon<iie, à laquelle ont pris part les principaux explorateurs du Sahara algérien, a montré combien cette thèse était piradoxale. M. Courbis est obligé d'admettre qu'à tout amas de dunes correspond une nappe d'eau peu profonde. On lui a répondu quau pied des grandes dnn^'s entre Ain Taiba et Ha-^si el Mokhanza. par exemple, Peau est à 15 et iO mètres de profondeur. Ajoutons que dans les grandes dun<'S du désert libyqu" on n'a pas encore trouvé d'eau du tout. Di3 plus, d'aprèi cette théorie, il n'y aurait jamais de dunes sur les plateaux. \f Rolland a montré qu'il en existe au moins quelques chilnes. Inversement, les bas-fonis humides d-vraienl se couvrir de dunes: or. on n'en voit pas à la surfncc des terrains de sebkha. c Quand, à la suite des plui'^s, le sol de ces sebkhas est bien humide, si le vent souTAe, il se forme à la surface un léger manteau sablonneux. Dès que l'eau superficielle s'est évaporée, le dépôt sablonneux est
masses gigantesques échappent-elles au vent qui les a édifiées? Lorsque le vent souffle avec force, les grains de sable remontent la dune en foule et sont lancés au delà de laréte; la dune « fume » alors comme un sommet couvert de neige; en peu d'heures son profil a changé. M. Jordan a fait à ce sujet une expérience concluante. 11 a planté un jalon dans la crête d'une dune du désert libyque. Trois jours après, la crête était abaissée de 22 centimètres et reculée de 85 centimètres vers Test. Lèvent d'ouest avait soufflé*. En théorie, les dunes sahariennes peuvent donc changer de place. Il suffit que le vent fasse ébouler sans cesse leur sommet du même côté. Cela arrive-t-il en réalité?
On s'était fait là-dessus des illusions singulières. Ritter croyait que le vent du nord-est avait déblayé le désert libyque et encombrait de dunes le Sahara occidental ; il montrait les sables, avant garde du désert, marchant à la conquête de l'Atlantique et du Soudan*. M. Rohlfs, avant son expédition dans le désert libyque, répétait que l'alizé accumulait dans l'ouest les grandes masses de sable', et M. E. Reclus voyait « un courant de sable marcher constamment à travers le désert, du nord-est au sud-ouest* ». Ces suppositions grandioses ne se sont pas réalisées. L'alizé ne chasse pas les sables dans le Sahara occidental, et une armée de dunes en marche ne menace pas le Soudan. Le sol est à nu dans l'ouest sur de vastes espaces, tandis que le désert libyque s'est révélé comme le plus colossal amas de dunes connu. Les observations faites sur la mobilité des dunes sont contradictoires. L'Erg oriental fait, dit-on, des
entraîné en peu de temps par le vent. » (Cap. Bernard, C. rendu S. G., 1890, p 323.) Les cas où Teau fixe le sable par sa seule force ascensionnelle sont donc exceptionnels. Ce serait une erreur de croire qu'il y a de l'eau partout où y il a des dunes.