Prjewalski, Reisen in der Mongolei, p
comme on l'a «lit', il est impossible de reconnaître une plaine, un plateau, une chaîne de montagnes, ou même une vallée, chaos qu'on nomme kharasckaf dans le désert Ubyque'.ettjne nous appelons région àcs gour. De là, d'autre part, l'étrange té de ces terrains presque horizontaux, qui, au lieu d'affleurer en pente douce, se présentent sous forme de
Gour prés do Briziaa (Sabari oranais).
(D'aprta diu phologrmphie de M. Fuuhëjiu, comtauniqute par Is SociS
plateaux découpés en promontoires et en falaises, et réaliseul une sorte « do relief en escalier' », où chaque couche géologique représente un étage à gravir.
Le vent ne nettoie une partie du désert que pour encombrer l'autre. Les dunes qu'il dépose partout, dans les fonds, sur les versants, contre les obstacles, recouvrent les pentes
i. RoMh,Kufra,
-2. Rahlfs, Drei Monatt in dtr Ub. WûtU. p. lOS.
.1. Steigen truppenartig bd iZittel, Die Sahara, p. T).
dessinées par les eaux d'autrefois, rendent peu à peu méconnaissables les anciens systèmes hydrographiques. (Ju'est devenu le plus connu de tous, celui de l'Igharghar? Ce fut jadis une artère dont la ramure de veines puissantes drainait le Mzab, le Tademayt, TAhaggar et les plateaux limitrophes du Fezzàn. Aujourd'hui, la branche maîtresse de gauche, l'oued Mya, préservée par la nature du plateau qu'elle traverse, a conservé son lit et sa pente jusque vers Ouargla; mais les multiples couloirs qui descendent du Tademayt se perdent sous le sable : les dunes de l'Erg recouvrent le delta jiar lequel ils rejoignaient l'Igharghar'. A Test, le grand collecteur du Tasili et de la vallée de Rhàt, Tlghargharên, n'existe plus. Sa berge septentrionale a disparu sous une mer de dunes : chaque ravin du Tasili est devenu un oued distinct' qui aboutit aux sables, et Ton ne peut se douter, en le voyant, qu'il a fait partie d'un grand réseau hydrographique'. En aval, vers Timassinine, il n'y a même plus entre les dunes « une apparence de vallée qui rejoindrait Tlgharghar »'. De la grande artère elle-même, il ne reste que des morceaux. M. F. Foureau a reconnu, dans son dernier voyage, l'endroit oii le grand fleuve, sorti des défilés du plateau de Tinghert, débouche par la hamàda de l'Oudje dans la grande mer des sables. Le lit, large en ce point de cinq à six cents mètres, presque sans berges apparentes à gauche, et bordé à droite d'une falaise de quinze à dix-huit mètres, se perd dans un de ces gassi qui s'ouvrent comme de gigantesques allées entre les épais massifs de dunes *. Mais de là jusqu'à l'oued Rirh, c'est-à-dire sur toute la largeur de l'Erg oriental, on ne sait pas au juste ce qu'a été l'Igharghar. Dournaux-Dupéré a cru le reconnaître à l'est d'Ouargla, dans un lit à demi enseveU, bordé de berges de
i. Foureau, Une Mission au Tademayt, p. 41.