Foureau, note manuscrite
S à 10 mètres*; M. Largeau, cheminant à 60 kilomètres dans Touest, a qualifié d'Igharghar un couloir semblable*; les ingénieurs de la mission Flatters ont donné ce nom aune partie du gassi de Mokhanza '; M. Rolland suppose que le lit est caché sous les dunes *. Cette partie de Tlgharghar est évidemment méconnaissable. « Rien ne le distingue des terrains environnants », écrivait Dournaux-Dupéré ; de loin en loin seulement, une berge érodée, un morceau de lave roulée*, une coquille, un reste de limon argileux trouvé au milieu des sables, indiquent qu'un jour, à pareille place, un flot d'eau douce a passé.
Les grandes gouttières d'érosion du Sahara oranais, oued Zergoun, oued Seggueur, oued Gharbi, se perdent de même sous les masses de l'Erg occidental. Où allaient-elles? Est-il vrai que, comme le disent les chasseurs indigènes*, l'entaille de l'oued Bcrghaouï continue au sud celle de Toued Zergoun, et qu'on retrouve à El-Goléa, sous le nom d'oued Meguiden, le Ht perdu de l'oued Seggueur? La solution du problème est cachée sous le manteau des sables. Que devient l'oued Guir, cette longue rivière qui s'appelle successivement oued Saoura, puis oued Messaoud? « Des dunes qui se relient à celle d'Iguidi le franchissent en aval du Touât et son lit disparait complètement à partir de ce pointa » Où vont les oueds du Fezzân, et ceux qui descendent de i'Ahaggar ?
Ainsi le souvenir de l'ancienne hydrographie s'efface, balayé du sol par le climat nouveau. D'excellents esprits, obéissant à une vieille tradition d'école, ont cru que le pre-
i. Voy. de Dournaux-Dupéré, B. S G., 1874, II, p. 4â8-13i.