LES EAUX SOUTERRAINES
InGItration des eaux pluviales au Sahara. — Régime des plateaux : Hamàdael-Homra, Mzab. — Les montagnes» centres de dispersion des rivières souterraines. — Importance des oued sortis de l'Atlas. — Rivières qui reviennent au jour.
Humidité relative des grands massifs de dunes au Sahara et dans les autres déserts. — Répartition de Teau dans les dunes : cas où elles s'alimentent par la base ; humidité produite par les pluies ; écoulement des oued sous les dunes.
Nappes ascendantes d'origine lointaine : Koufra, Borkou. — Eaux artésiennes du Sahara algérien, du désert libyque. — Leur provenance.
Relation entre la structure du sol et sa richesse en eau souterraine. — Erreur de Ritter sur le désert libyque. — Le plateau, forme de relief la plus favorable au désert.
L*eau qui tombe de temps à autre dans le Sahara ne s*évapore pas tout entière. Rarement elle rencontre de grandes surfaces imperméables, comme cette curieuse région des daya au sud de Laghouat, où les pluies s*amassent en mares innombrables, qui sèchent lentement à Tombre de pistachiers touffus. Le plus souvent, l'eau pluviale s'inûltre dans la terre. Lorsqu'après une averse, Voued roule pour un moment ses flots troubles, ils sont bus avidement par les terres meubles du lit; mais l'eau se rassemble plus bas sur une couche moins perméable, et filtre en suivant la pente, s'il y en a une. C'est ainsi qu'elle chemine plus ou moins loin, à l'abri du soleil, jusqu'à ce qu'elle s'évapore ou se perde dans les profondeurs du sol. Il n'est pas un voyageur saharien qui n'ait rencontré, au détour d'un plateau ou dans le repli d'une plaine, un
ravia semé d'herbes et de broussailles, mince ruban de verdure qui révèle le parcours de l'eau cachée.
Cour inréricur <le l'oued Nili.
Les eaux souterraines ne sont pas réparties d'une façon uniforme dans le Sahara. Leur circulation affecte mille formes diflérentes, simple suintement, veines liquides, grandes nappes, selon l'abondance des pluies et la nature du terrain.
Les plateaux, les hamàda de roclie dure ne renferment pas de nappes liquides de quelque étendue. On ne trouve de l'eau sur la grande Hamàda tripolitaine que dans le sol de quelques dépressions locales ■ ; aussi le bois manqnet-il presque complètement dans celte région. Les gens de Ghadâmès vont en chercher dans un oued situé ù plus d'une jourin''e de marche : il n'y a plus une broussaille uulôur de leur oasis '. Le Mzab ne possède également que de petites nappes locales, produites par un simple suintement, et par suite, d'un faible débit. Les puits, creusés la plupart dans le lit même des oued, sont de véritables citernes dont le niveau
t. El. la cuvcUe d'Atoua {Rohlfï, Jt«ii« darch \o>d-Afriht,Miflhcil.. «ité. p. *).