‹ Le SaharaChapitre 155 sur 346 · Mti, Rtit ditrch Mnrokko, etc., p. i · texte numérisé non relu

Mti, Rtit ditrch Mnrokko, etc., p. i

baisse avec la sécheresse *. Ce ne fut pas une des moindres difficultés de l'expédition d'El Goléah en 1873, que de trouver assez de puits pour ravitailler la colonne. Cette eau parcimonieuse est du reste enfouie à une grande profondeur : quatorze à trente mètres au-dessous de la surface du plateau '. Pourtant il est possible que ces calcaires pleins de fissures recèlent dans leurs profondeurs d'autres réserves liquides. Sur la rive gauche d'un ravin latéral de Toued Metlili, écrit Tingénieur Ville*, une fente Verticale, de deux mètres de haut sur un à dix millimètres de large, coupe les calcaires dolomitiques. « En approchant Toreille, on entend un bruit semblable à celui d'un cours d'eau qui roule sur des rochers. Un courant d'air assez fort pour éteindre une bougie sort par cette fente. Les gens de Metlili attribuent ce bruit singulier à la présence d'un cours d'eau souterrain. > En divers autres points: en amont de Metlili S près de Bou-Noura*, et à deux kilomètres de Berriàn% on trouve, percés en pleine roche, des trous plus ou moins profonds, au fond desquels on croit entendre gronder une eau courante. Le Mzab, si aride qu'il soit, renferme peutêtre quelques rivières souterraines, semblables à celles qui coulent sous nos causses de France.

Les montagnes sont bien plus riches en eaux souterraines. Les averses qui tombent sur les pentes du Tademayt, du Djebel-es-Soda, de l'Ahaggar, se rassemblent au fond des vallées où coulaient les fleuves des anciens âges, et suivent sous le sable, pour descendre vers la plaine, les lits que ces courants impétueux ont creusés. Ainsi se forme, autour de chaque massif de montagnes, comme un réseau

1. Ville, Exploration géologique duMzab, du Sahara, etc., p. 56. t'. Duveyrier, Coup d'œil tur le pays des Beni-Mzab, art. cité, p. 238. 3. Ville, ouv. cité, p. 61.

i. Ibid.

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