Wooikof, Klimatc, II, p
dans les « puits de sable » qu'ils creusent au Kalahari •. Daas l'effroyable désert qui sépare l'Australie du sud des provinces occidentales, le seul point d'eau que Giles ait rencontré sur un parcours de 500 milles, a été un lac en miniature caché dans un entonnoir de dunes. Giles n'a pas trouvé d'eau en creusant dans la brousse*.
Les dunes cachent donc dans certains cas des quantités (l'eau inattendues. Le sable meuble ne s'échauffe que sur une faible épaisseur ; à 15 et à 35 centimètres de profondeur, il peut être de 16 et 20 degrés plus frais qu'à la surface'; il constitue donc un sérieux obstacle à l'évaporation. Comme l'a dit très justement M. Duveyrier *, les dunes sont des « éponges » qui conservent les eaux à l'abri du soleil. Mais d'où viennent ces eaux? Comment se répartissent-elles dans les dunes? On ne le sait que très imparfaitement encore.
Certains auteurs admettent que les dunes s'alimentent de bas en haut, à une nappe sous-jacente, par l'action de la capillarité qui ramène l'humidité à la surface ^ D'autres croient que les pluies tombées sur les dunes et les oued qui s'y perdent « se rassemblent vers la base de ces massifs perméables sous forme de larges nappes* i». D'autres enQn admettent l'un et l'autre phénomène \
Qu'une nappe à fleur de sol puisse en certains cas se communiquer aux parties inférieures des dunes, le fait n'a rien d'invraisemblable : ainsi Ton peut croire que les dunes étalées sur le réseau de rivières du Maàder*, au nord du