Mot Lerbiïre qui si{jmfti> ploteau
i. DuvejTior. Lei Touarej da JVoj-J, p. Si. — Flotters, Jourit. de rouit, Documenlt relatifi d ta mission FlalUri, Paris, 188B, p. 35.
S. Environ i.SOO mùlres d'aprtia Barlh (/iHieit, I, p. 291 et suiv.),
G. DuvejTier. oiu". cit., p. 13.
7. M. Duicvrier en a rapporta des échantillons de basalte (ouv, cit., p. 7!)); lo Djebel-Es-Stidft atteint près de l.SOO métrés suivant M. Rolilfs (Ku/rn, p. ISi).
longe en chaîne à la limite de la Tripolitaîne et du Fezzân, et semble se prolonger vers Test par les monts mal connus du Haroudj-Noir*, et peut-être par ce Djebel-Moraije que Hornemann a traversé en 1799*. Outre ces quatre groupes de montagnes, on en signale d'autres, connus seulement par ouï-dire : tels sont TAdrar* des Touareg Aouëlimidên, situé au nord-est du grand coude du Niger, et ces monts de TEnnedi, qui paraissent servir de trait d'union entre le Tibesti et les monts Marra du Dar-For*.
Pourtant il n'y a pas là — autant qu'on peut en juger, — de véritables systèmes de montagnes aux couches repliées, bouleversées par de grands phénomènes de plissement et de fracture, mais seulement des « pâtés montagneux*^ », des plateaux étages, découpés par Térosion et rehaussés par des éruptions locales. Tout au plus peut-on se demander si les forces souterraines qui ont créé la chaîne du Tibesti n'ont pas également accidenté le plateau de Tummo*, qui forme une sorte de dos entre le lac Tchad et le Fezzân, et s'il n'existe pas une ligne de hautes terres depuis le Dar-For jusqu'à l'Ahaggar' . En tout cas, il n'y a pas eu dans le Sahara d^ ces grands mouvements d'origine interne, qui, ailleurs, ont incliné, redressé, remanié les assises primitivement horizontales des anciens âges. Les sédiments qui forment la majeure partie de la surface du désert sont restés à peu près dans l'ordre où ils se sont déposés au fond des mers. Leurs couches régulières, à peine bombées ou
1. «Massif de grès et de calcaire, disjoint par les éruptions volcaniques. » (Rohlfs, ouv. cit., p. 180.)
± Hornemann a cru y reconnaître du basalte, des cendres et des scories (Voyage dansVAfnque %ept., trad., Paris, i8û3, I, p. 81)'.