‹ Le SaharaChapitre 18 sur 346 · C'est l'opinion de Nachtigal. (1, p. 3Si · texte numérisé non relu

C'est l'opinion de Nachtigal. (1, p. 3Si

inclinées par les oscillations de la croûte terrestre, n'ont été accidentées que par l'érosion.

Il est vrai que celle-ci a été puissante. Des pluies torrentielles, analogues à celles qui ont caractérisé la période diluvienne en Europe*, se sont déversées à plusieurs reprises' sur cette partie de l'Afrique. Des courants, dont il est difficile de se figurer la violence, ont creusé les vallées dans les massifs du Sahara central, éventré les bancs épais de la formation dévonienne et y ont découpé ces montagnes et ces plateaux épars qu'on appelle l'Akakous, le Tasili, l'Éguélé, le Mouydir. Ils ont enlevé les roches crétacées sur d'énormes distances, creusant entre le Tademayt et le Tinghert le golfe de la plaine d'Adjemor, au travers du Tinghert la trouée de Tlgharghar, laissant de grands bas-fonds (Timassinine, Édeyen, etc.) entre les plateaux calcaires et les plateaux dévoniens situés au sud*. Puis, de nouvelles masses d'eau, descendues de TAhaggar, ou vomies par les foùm^ les gigantesques « bouches » de l'Atlas, ont entamé les manteaux d'alluvions déposées par les pluies précédentes, ébauché les systèmes hydrographiques, achevé le dessin du relief*. Elles ont ainsi découpé le Sahara central et occidental en une série de plaines et de vallées d'inclinaison variée, entre lesquelles les plateaux aux flancs rongés émergent, comme des écueils qui ont résisté au travail des eaux.

Le Fezzân figure ainsi une alternance de plateaux et de dépressions sans pente certaine, doniVOued-ech-Châti semble être un des points les plus bas^ Au nord, la Hanuida-eU Homray l'immense « Plateau Rouge », long de 600 kilomètres

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