‹ Le SaharaChapitre 171 sur 346 · Bunge, Die ruse Expédition naeh Chorauan, p · texte numérisé non relu

Bunge, Die ruse Expédition naeh Chorauan, p

4. De Polignac, Mitt. de Ghadàméi, p. i84. c So gehôrt Asben nicht zur, eigenUichen Sahara » (Rohlfs, Quer dure h Afr., I, 496).

5. c Air zum Saharagebicte rechne » (von Bary, Berl, Zeitseh. ErdL, 1878, p. 353).

6. c L'adjar {Maerua rigida R, Br,), arbrisseau chez les Tou&reg« s'élève ici à 19 mètres de hauteur » (ibid., p. 356); voy. aussi Barth, I.

probablement de presque tout l'Ahaggar. M. Duveyrîer signale bien dans le pays touareg la présence insolite du myrte, et E. de Bary y a trouvé Toléandre *, mais il ne s'agit là que de plantes isolées. L'Adrar Ahenet semble également peuplé d'arbres désertiques, acacias, tamarix et autres, remarquables seulementparles proportions qu'ils atteignent^ Seules les parties les plus hautes du Tasili et de l'Ahaggar, où l'on nous signale le figuier, la vigne, le thuya et le laurier-rose •, forment peut-être Taire — en ce cas bien petite — d'une flore tempérée, étrangère au désert.

La flore et la faune sahariennes sont donc très pauvres. Bien peu de plantes résistent à la fois aux longues sécheresses, au froid des nuits, à la chaleur torride des jours. Le nombre des végétaux qui croissent spontanément dans le Sahara algérien n'atteint pas 500 espèces *; il y en a 300 au plus dans les oasis du désert libyque'^, un millier peut-être dans tout le désert. Les sables du Brandebourg en comptent davantage dans un rayon de cinquante kilomètres autour de Berlin • .

La faune a subi une réduction parallèle. La sécheresse en a banni la plupart des mammifères : M. Duveyrier n'en compte que 24 espèces dans le pays des Touareg du Nord'. Le lion du désert est un mythe, comme la panthère, comme l'éléphant et le sanglier des oasis dont parle MarmoP. De quoi vivraient tous ces grands fauves? ils ne reparaissent qu'au sud, avec les steppes herbeuses de TAzaouad et du

1, Duveyrier, p. 71. — Von Bary, art. cit., p. 186, 193. â. Les acacias atteignent 10 mètres, les tamarix 8. (Bissuel, ouv. cité, p. 57.)

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