‹ Le SaharaChapitre 170 sur 346 · Schweinfurth, Berl. Z. G, JSJ., 1863, xvrn, p · texte numérisé non relu

Schweinfurth, Berl. Z. G, JSJ., 1863, xvrn, p

voisinage d'une contrée particulièrement chaude recule toujours la limite où les effets de l'altitude se font sentir. 11 faut donc qu'une montagne soit particulièrement haute pour échapper complètement à l'influence du désert. De nombreux exemples le prouvent. La Larrea mexicana s la plante caractéristique des déserts de l'Amérique du Nord, ne disparaît dans les montagnes de l'Arizona et du Colorado qu'à partir de 1 300 mètres environ ; et c'est seulement au delà de 2 000 mètres, qu'on trouve les forêts de pins et de chênes, c'est-à-dire la zone où le désert est définitivement vaincu*. Dans le sud-est de la Perse, les montagnes du Ehorassan et du Kerman qui dépassent 2 000 mètres sont seules couvertes de forêts : le plateau de Kerman, à 1 650 mètres, conserve l'aspect désertique*. Les montagnes du Sahara, dont les pics seuls dépassent cette dernière altitude, ne sont de même, au point de vue de la flore et de la faune, qu'un désert mitigé. On a cru longtemps que l'Aïr était un pays de flore tropicale, et l'on a voulu en faire comme un cap avancé du Soudan * ; les études botaniques d'Erwin de Baiy ont prouvé qu'il y avait là une erreur. L'Aïr est un pays de flore saharienne' ; seulement les espèces y atteignent, grâce aux pluies de la montagne, un développement inusité. Les acacias rabougris du désert y deviennent des arbres de haute futaie; des arbrisseaux tels que le jujubier sauvage, forment des fourrés de plusieurs mètres de hauteur*. Il en est de même des parties élevées du Fezzân et

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