‹ Le SaharaChapitre 182 sur 346 · Baraban, ouv. cité p · texte numérisé non relu

Baraban, ouv. cité p

"4. Les daUes ne mûrissent pas au Mar.oc.

5. Barth, Reisen, V, p. 159; IV, p. Si. Dcnham, trad , lî, p. £85.

le fruit n'est plus mangeable ^ Le dattier atteint la mer sous Je climat demi-saharien du sud de la Tunisie et de la Tripolitaine, mais les fruits sont également de qualité inférieure». Les brouillards de la côte nord-ouest sont plus nuisible^ encore : d'après Panet, les dattiers de Noun ne portent pas de fruits*. Si le dattier n'est pas, — il s'en faut. — le type parfait de la plante organisée pour le désert, il n'en est pas moins un végétal nettement désertique. Lié à ces trois choses : eau souterraine, forte clialeur annuelle, sécheresse de l'air, il résume assez fidèlement les traits principaux du désert.

ADAPTATION DE l'aNIMAL AU DÉSEKT

L'accommodation au désert est naturellement moins visible chez l'animal que chez la plante. L'animal peut, grâce à ses facultés de migration et au choix de ses refuges, se soustraire à certaines conditions physiques que subit la plante attachée au sol. On reconnaît cependant, à certains traits communs, l'influence du milieu. L'accommodation à la chaleur se marque par l'absence de toisons laineuses. Le mouton du Sahara central est couvert d'un long poil, plus fin que celui de la chèvre. C'est seulement à Djofra, au nord de la Montagne Noire, qu'on voit reparaître les toisons de nos pays *. On sait que le mouton à poil existe également au Soudan. La chaleur est probablement la cause de cette dégénérescence : suivant M. Rohlfs, des moutons tripolitains transportés au Fezzân commencent à perdre leur laine dès la deuxième année ^.

Un fait caractéristique, — qui n'est du reste pas particu'

1 Steudinger, Im Uerzen der Haussa-lànder, p. 639. — Nachtïgali II, p. 677.

2. Miss, de (^had.^ p. 318. — Les dattes de Djofra elles-mêmes sont iafé-^ rieufes à celles du Fezzdn (Rohlfs, Kafra, p. 161).

Page 1