Géographie der Griechen uni Rômer, X, p
4. Recherches sur les tombeaux mégalithiques de B^knia (Bull. Âcad. d'Hippone), Bône, 1868, p. 7. — Revue Afr., 4867, p. 68.
Ces preuves sont d'inégale valeur. La première surtout ne saurait être admise sans réserve. On sait combien il est difficile d'attribuer à telle ou telle race des constructions qu'aucune inscription n'accompagne. Un fait récent l'a montré. Parmi les travaux dont on a fait honneur aux Garamantes figurent lesfoggarat, aqueducs souterrains communs au Fezzân et au Touât, et inconnus, croyait-on, des Berbères et des Arabes \ Depuis on a signalé les foggarat à la fois à Sinaoun, sur le plateau tripolitain '; à Gharia Cherguya, dans le Djebel • ; à Farafrah, dans le désert libyque * ; le D' Lenz en a vu au nord de l'Atlas *, et on les trouve en grand nombre en Perse, sur les plateaux arides que traverse la route de Kerman à lezd •.
Les tombeaux mégalithiques, ces témoins muets des âges dont on n'a pas mémoire, ne sont pas un critérium plus sûr. Dolmens simples ou entourés d'un cercle de pierres, blocs dressés, plantés en carré ou en avenue, tous ces monuments primitifs se retrouvent dans toute l'Afrique du Nord et dans le monde entier ^. Même incertitude au sujet des sculptures rupestres. Barth, qui a vu celles de Telizzarhèn, n'y trouve pas la marque d'une civilisation nègre. Il croirait plutôt à une inspiration carthaginoise *. Les dessins rapportés du Soûs par le rabbin Mardochée sont accompagnés