Allgemeine Ethnographie, Vienne, 1878, p
habitent le Fezzân méridional. Il voit donc des Têda partout : « Il y a des restes de Têda dans TOued-Rirh *. » Enfln, Ch. Tissot exprime encore une opinion différente. Lui aussi croit que les indigènes du Fezzân, du Nefzâoua tunisien, de TOued- Rirh, du Soùs marocain, représentent les restes de l'ancienne race aborigène : mais il n'en fait ni des nègres, ni des Teboû. Reprenant et développant l'opinion de Carette, il suppose une race de bruns sahariens, qui, refluant du désert vers le Nord, aurait formé, avec d'autres bruns venus d'Europe, le fond primitif de la race berbère actuelle *.
En opposition complète avec tous ces érudits sont ceux qui, comme Mannert' et Faidherbe, n'ont découvert aucune race particulière. « On complique à tort l'histoire des populations de l'Afrique septentrionale en voulant y voir autre chose que deux races, blanches toutes deux, l'une, la race arabe, qui a envahi ces contrées depuis le vil® siècle, l'autre que nous sommes convenus de désigner sous le nom de Berbères... Pour nous, nous sommes persuadé qu'il n'y a eu d'habitants noirs dans les oasis du nord du Sahara que lorsque les Berbères et les Arabes en eurent été chercher au Soudan * . » Voilà bien des opinions différentes. Est-il possible de sortir de ces contradictions?
La thèse du général Faidherbe est simple. U ne voit au Sahara que les deux races établies dans l'Afrique mineure. C'est à ses contradicteurs de prouver qu'il y en a d'autres. Leurs arguments se réduisent à quatre principaux : 1® l'existence d'anciennes constructions et sculptures particulières au Sahara ; 2^ les traces laissées au Fezzân par des populations soudaniennes ; 3^ les textes anciens qui mentionnent des Éthiopiens dans le désert ; 4® le type de certaines tribus sahariennes.