‹ Le SaharaChapitre 21 sur 346 · Prés de TnaudeDl · texte numérisé non relu

Prés de TnaudeDl

3. Toute la lésende du Djoùf esl nie de ces quelques mots de Barth : < L'Azuouad, qui s'étend au nord-oueal jusqu'au Djc-ùf, grande dépression cbargée de sel >, et un peu plus loin ; < Au sudett d'Ergchech se trouve le paya d'EI Djoùf, dont Taodennî Tait partie. (Htiien, V, p. 461, SBT.) La rùgiun de Taoudéni et àei mines de sel se trouve, d'après Lenz, à environ ISO mètres (i 2*8 iiiélres Bur sa carte). Il ne reste donc d'autre preuve que ce mot de rf/oû/ qui sigoiric ventre. Or, suivant M. Quiroga, on appelle ainsi à l'ouest de l'Adrar une séria de petites dépressions à Tond plat, aux parois élevées de 20 kH métrés, qui émaillent de ce cùté les plateaux {y loa naturales las llanian dj-uf 6 vicaire, Observ. geologicai. art. cité, p. 326), Serait-ce également le cas à l'est do l'Adrar, et aurait-on pris pour une graude dépression une région de petits cirques d'érosion î

bord du plateau qui s'escarpe en falaise; gâra\ la butte isolée, débris d'un plateau disparu.

La stérilité du Sahara ne tient donc ni à la forme du terrain ni à sa nature. Les alluvions de sable, de chaux, de gypse et d'argile qui couvrent le Sahara algérien, composent également le sol des plus fertiles plaines du monde : ce qui fait la misère de l'un, la richesse des autres, c'est l'absence ou la présence de l'eau. Aucun terrain, même le plus stérile eh apparence, n'échappe à la longue à l'action fertilisante des pluies. 4 Dans tout le désert de Gobi, écrit Prjewalski, la végétation est étroitement liée à la pluie. A peine est-elle t.ombée que, sous les rayons du soleil, les germes jusqu'alors endormis se développent avec une rapidité prodigieuse, et des oasis de verdure apparaissent dans le désert aride et nu. Alors viennent les antilopes ; l'alouette mongole commence sa chanson, les nomades accourent avec leurs troupeaux, et ce coin du désert s'anime d'une vie bruyante... Puis, avec le temps, l'humidité s'évapore, les plantes se flétrissent, les Mongols émigrent, l'antilope disparaît, l'alouette s'envole, et le désert redevient ce qu'il était avant, silencieux comme une tombe \ » Le sable pur lui-même n'est pas absolument infertile. L'Allemagne du Nord a été peut-être ce que le Sahara n'est pas : un fond sous-marin à l'époque quaternaire, et une grande partie de sa surface est encore recouverte d'une couche de sable laissée par la mer. Sans doute, ces pays sont restés pauvres : tel district du Brandebourg, presque inhabité, avec ses collines chauves et ses pins sans ombre, figure assez bien, pourles yeux habitués aux paysages d'Europe, un petit Sahara sous un ciel du Nord; mais ce sable n'en est pas moins couvert de plantes : une maigre végétation d'arbres, d'herbes sèches et de bruyères s'en est emparée.

Ainsi, les déserts ne sont tels que par manque d'humi-

i. Pluriel : goùr.

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