‹ Le SaharaChapitre 221 sur 346 · Verdan, art. cité, p · texte numérisé non relu

Verdan, art. cité, p

i. L'accoutumance y est aussi pour quelque chose : on voit des indigènes, tète nue, traverser une place en plein midi, ce qu'un Européen ne pourrait pas faire.

5. Description de l'Afrique sept,, trad. de Slane, p 373. Le voile est signalé dès le ix« siècle (voir Al-Iaqoubi, Deseriptio Al-Magribi, trad. de Gœje, Leyde, 4860, p. 139 )

de garantir tout à la fois les voies respiratoires contre la poussière, et le bas du visage contre la réverbération du sol «.

Les affections de la vue se rencontrent pour ainsi dire à chaque pas. La lumière intense dont les rayons sont réfléchis sur le sable, la poussière qui flotte dans l'air du désert» enfln la malpropreté des indigènes expliquent suffisamment la fréquence de ces accidents, qui entraînent souvent la cécité '.

La chaleur ne cause guère que des éruptions cutanées peu graves, amenées par l'activité excessive des glandes de la peau '. Si surprenant que cela paraisse, c'est le froid qui produit au Sahara les accidents les plus graves. Tous ceux qui ont été soit en Algérie, soit en Espagne, savent combien il est dangereux, en été, de rester certains jours immobile et à l'ombre, lorsqu'on est légèrement vêtu. Dans cet air sec qui laisse passer sans obstacle les brûlants rayons du soleil, la chaleur du corps rayonne avec la même facilité vers l'espace, et l'on peut mourir des suites d'une halte faite à l'ombre par une belle journée * . On connaît le dicton espagnol :

El aire de Madrid es tan sotil Que mata à un hombre T no apaga & un candil <(.

L'air du désert peut être mortel comme celui de Madrid^ et des pneumonies et autres affections aiguës frappent quelquefois les indigènes, qui affrontent sans surcroît de vêtements le froid des belles nuits sahariennes *. La phtisie même n'est pas tout à fait inconnue : on l'a observée au

-1. Duveyriep, p. 433; Nachtigal, ï, p. 249, etc.

2. Duveyrier, p. 430. — Hoffmann» art. cité, p. 342. — Vuillemtn» art. cité, etc.

3. Sériziat, Étude stir Voatis deBUkra, Alger, 1868, p. il7, etc.

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