PROPORTION DES PRINCIPAUX SELS PAR LITRE
Cklonire de Salfiitt d« Silfate de SiKite de tklmtt de Sodium Soude Chaux Magnésie Magnésium
Source de GhadAmés 0,sr 6S
Puits des ZIbAn 0,
Sources de Biskra i,
Puiu d'El-Oued 0,
Puits artés. de Chegga. ... 0,
Puiu artés. de RouTssat . . .
Bir GhardaTa fErg.) 0,
(Diaprés Lahache, Classification des eaux du terrain quaternaire du
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O.gr 90
— (Vatonne)
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1, It
— ( Lahache)
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— (Vatonne)
organiques au. point de dégager une odeur sulfhydrique, on aura une idée de l'effet que ces eaux produisent sur l'organisme. Une purgation aussi énergique qu'involontaire est la conséquence inévitable de Tarrêt des caravanes à certains puits du désert *. En général il n'est pas douteux que l'usage des eaux sahariennes n'aifaiblisse à la longue les organes digestifs '.
Essayons de résumer cette action multiple du désert sur l'homme physique. Un climat rude, un sol pauvre, une vie de privations dans laquelle la science ne contrarie pas le travail de sélection de la nature, écartent dès le bas âge tout ce qui est faible, tout ce qui n'est pas bien conformé. Mais ce rude climat est en même temps un des plus sains de la terre ; il fait de ceux qui survivent des hommes bien faits * et robustes. Il ne s'agit pas ici de la vigueur musculaire. L'aJimentation médiocre et l'amoindrissement des fonctions nutritives expliquent que ces gens soient moins forts, au sens étroit du mot, que les Européens. Mais ils n'ont pas de rivaux pour résister aux privations et aux fatigues. C'est dans ce sens qu'Hérodote a pu appeler les Libyens les plus robustes de tous les hommes *. Leur longévité a été remarquée de tout temps. Ibn-Khaldoun dit que les « voilés » vivent jusqu'à 80 ans ^; Léon l'Africain, cet esprit curieux qui a consacré un chapitre de sa Description de l'Afrique à l'influence des climats sur la vie humaine, caractérise ainsi
département de Constanline, art. cité, p. KO. — Lanel, broch. citée, p. iA.
Vatoune, ouv. cité, p. 260.) Les sels magnésiens et calcaires dominent aussi dans l'eau de Tozer. (Vuillemin, Étude médicale sur le Djéridj art. cité, p. 5.) i.Ex. : El-Biodhet le Hassi-Messcguem, sur la route de Ghadàmèsàln-Salah. (RohlTs, ouv. cit»'», p. 219. — Documents relatifs d la mission Flalters.)
2. L'eau de l'Oued-Rirh est purgative, par suite de la grande quantité des sulfates qu'elle contient (Weisgerber, ouv. cité). — Môme observation au Soûf (Escard, Étude médicale sur VOued Sovf, art. cité, p. 56) et à Ouargla : « Pendant les chaleurs, dès qu'une certaine quantité d'eau est absorbée, il survient un véritable flux dysentérique. » (Lanel, broch. cité, p, i5.)