‹ Le SaharaChapitre 230 sur 346 · Rohlfs, Drei Monate inder libyschen Wûsie, p · texte numérisé non relu

Rohlfs, Drei Monate inder libyschen Wûsie, p

les étrangers, elle négligea le soin de sa propre histoire, au point d'en laisser tomber une grande partie dans Poubli *. *

Les nomades sahariens n'ont pas profité de leur indépendance pour former des sociétés organisées, dignes du nom d'État. On cite bien quelquefois les cinq confédérations touareg : Azdjèr, Ahaggar, Kêl-Ouï de l'Aïr, Aouëlimidèn et Touareg de l'ouest; mais leurs chefs, ou amenokâly ne possèdent qu'un titre sans prérogatives. Le lien qui unit les tribus est silàche, que nul, si respecté qu'il soit, ne peut se flatter de parler au nom de la confédération tout entière *. Chez les Ahaggar, tous les différends sont réglés par le s armes '. Le grand chef des Azdjèr, ïkhenoukhèn, appuyé par presque toutes les tribus, n'a pu obtenir d'un petit groupe de guerriers la restitution de chameaux pris à une tribu alliée*. Ce mot de confédération ne peut donc être pris à la lettre. Ce ne sont guère que des groupes de tribus, réunies autour d'un même massif de montagnes, qui sert de refuge à leur indépendance commune.

11 n'existe pas davantage de confédération du.Touât, de lien politique qui unisse dans ce pays les tribus nomades ou sédentaires. Elles se groupent autour d'oasis distinctes, et le pouvoir local, aux mains de chefs nobles arabes, d'ordres religieux, de municipalités berbères, s'émiette à l'infini en fractions incapables de s'unir ^ Il n'y a pas trace d'un lien quelconque entre les tribus maures du Sahara occidental ®. Isolés au fond du Sahara dans leur forteresse de montagnes, les Téda du Tibesti ne sont guère mieux organisés. Ils ont, il est vrai, un prince, ou dardai^ mais cette dignité n'ajoute

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