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Ce sont les Ludamar de Mungo-Park

7. Barth, Reiten, V, p. 13, 569. — Lenz, Timbouctou, li, p. 188 et suiv.

trouver sur son chemin \ Fait caractéristique : ils sont traités de brigands par les autres pillards du désert. Chez certains nomades toujours en quête de nourriture, la convoitise remporte même sur le scrupule religieux. Quelraisonnement arrêterait le larron, lorsque la faim le tenaille? Les misérables tribus qui hantent TOued Saoura dépouilleraient, dit le proverbe, le Prophète lui-même*. Et il est de fait qu'elles ne respectent pas toujours ses dignitaires. Elles ont dévalisé en 1863 un cousin du chérif d'Ouezzàn, et la tombe d'un autre membre de cette famille, à Igli, prouve qu'elles ne reculent pas à l'occasion devant le meurtre d'un marabout '. Les Tebou du Tibesti, toujours affamés, sont peutêtre les voleurs les plus terribles de tous. Le gain est le but unique de leurs efforts. Pour y atteindre, mensonge^ vol, meurtre, tout leur est bon. Chez eux, aucune confiance, que dans leur force personnelle; aucune communauté, que de brigandage; aucune chevalerie, que d'industrie. « Inutile, dit.Nachtigal, de faire appel à leur cœur : ils ne vous comprendraient pas *. »

C'est là — avec quelques variantes, suivant le degré de misère — l'état d'esprit de la plupart des nomades du Sahara. On s'est fait longtemps d'étranges illusions sur ces hommes du désert. On les a dépeints généreux, hospitaliers, pleins de droiture et de franchise, fidèles à leur parole, même vis-àvis d'un ennemi ; on s'est plu à les parer de toutes les vertus chevaleresques, on leur a fait une auréole d'héroïsme et de poésie. Qu'ils sont différents, lorsqu'on les voit à l'œuvre! La lutte pour la vie, l'effort fait par tous pour atteindre le même objet, la subsistance, a endurci leur âme, comme elle a aguerri leur corps. Us pratiquent sans doute entre eux

i. Voyages d*Ibn Batoutah, traduct. Defrémery et SanguineUi, Parii, 1858, IV, p. i46.

i. KohXfBf Reite dureh Marokko, etc., p. 10i-5. — Suivant Panel, les Arabes de TAdrar occidental ne respectent pas les caravanes des marabouts. f/UvMs eoUmiaU, i850, II, p. 407.)

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