Ibid,, p
hiver comme en été, le soi-disant « lit des vents polaires » se trouve coupé par des vents de direction différente, et l'on ne peut admettre cette explication, « par la bonne raison qu'un courant continu de ce genre n'existe pas » *.
De nouvelles observations ont été faites depuis, et elles donnent raison à M. Woeikof. D'une part, les études de M. Rykatchew' sur la répartition des vents et des pressions autour de la Caspienne ont mis hors de doute les faits suivants : lo en été, l'existence d'une aire de pression relativement haute et très égale dans toute la région située entre la mer d'Azov et la rive orientale de la Caspienne, et par suite l'absence de tout vent dominant'; 2** en hiver, l'existence de minima barométriques sur la mer Noire et la Caspienne, vers lesquelles convergent les courants atmosphériques*. Ainsi, de ce côté, point de trace de vent polaire.
Pour la Syrie et la Palestine, M. Woeikof n'avait à sa disposition que les observations peu nombreuses du D' Chaplin à Jérusalem (1863-67) et quelques autres, prises à Beyrouth et à Nazareth «. Grâce au Lee Observatory de ï American Collège de Beyrouth, nous possédons aujourd'hui une série bien autrement précieuse ^, puisqu'elle comprend une période de dix ans. Voici le résumé de ces observations.