Observations faites 3 fois par jour
Ainsi les vents de sud-est et sud-ouest dominent à Beyrouth en hiver; les vents de sud-ouest et d'ouest ont en été une supériorité écrasante; quant au vent d'est et de nord-est, il n'existe pour ainsi dire pas *.
Les rares observations faites dans l'intérieur ont donné des résultats analogues. « Je n'ai jamais gravi une cime ou un col, dit M. Diener qui a exploré la Syrie en été, sans rencontrer un fort vent d'ouest ou de nord-ouest*. » Ces vents des régions ouest soufflent aussi en été dans le désert de Palmyre '. Enfin la pression barométrique est conforme à ce mouvement général de l'air : elle paraît être presque constamment plus faible à Beyrouth qu'à Alexandrie *; mais elle est plus forte en été à Beyrouth que sur le golfe Persique.
Bien que les observations manquent en Asie Mineure, il ne peut guère subsister de doutes. S'it arrive au Sahara de l'air asiatique, ce n'est que par hasard.
THÉORIE DE l'aLIZë
Le vent polaire doit donc être relégué parmi les fléaux mythologiques. Le dernier ouvrage de Peschel contient cet aveu : il ne peut être question en été d'un afflux d'air asiatique ". M. Elisée Reclus a reconnu de même que « le mouvement général de l'air ne prend pas une direction aussi oblique ® ». L'idée de Ilumboldt est donc généralement abandonnée, et une autre théorie a pris sa place. On connaît
i. M. Siipan a publié d'aprùs CofOn des chiffres analogues pour une période de 9 aas. {Slatistik der unteren Lu(tsirôm^ p. 121.; t. Libanoiiy p. 471 .