Pression moyenne à Beyrouth à Alexandrie
Oct.-mars : 76i'n»«. 7<ji',7.
Avr.-sept. : 757,7. 7,)0,1.
(D'après les observations du Lee Observatory pour Beyrouth, et Hann (Met. ZeiUeU., mars 1880) pour Alexandrie.)
5. Pescbel-Leipoldt, Physische Erdkunde, Leipzig, 1879, H, p. i91.
6. Noue. Géographie universelle, tome XI, Paris, 1880, p. 789.
les effets curieux des vents alizés. Du tropique jusque vers le dixième parallèle, l'alizé souffle sur mer sans laisser tomber de pluies, et pourtant il pompe à la surface de TOcéan des quantités énormes de vapeurs. « Le Sahara est simplement un effet de Talizé du nord-est » * : telle est la nouvelle explication de Peschel. Dans ses remarquables études sur le climat méditerranéen ', M. Theobald Fischer se sert presque des mêmes termes. « Le Sahara est le domaine des alizés régnant sans obstacles, dit encore M. Grisebach dans son ouvrage sur la végétation de la terre '. Ainsi, on n'essaye plus d'expliquer l'existence des déserts par celle d'un grand courant polaire, mais on croit à un vent unique, qui dessèche le Sahara. En un mot, la cause du Sahara ne serait autre que celle qui, de Madère aux îles du Cap-Vert, met une bande de ciel bleu au-dessus de l'Atlantique.
Cette nouvelle théorie a de grands avantages sur la première. Elle est plus modeste, elle ne s'attaque qu'à la question du Sahara; elle procède d une comparaison avec un fait incontestable : l'influence de l'alizé marin sur la sérénité du ciel; elle n'est enfin qu'une application de cette idée traditionnelle, que l'air afflue des zones tempérées vers le cercle des calmes près de Téquateur. Elle a été d'ailleurs soutenue avec énergie, et, comme toujours, certains géographes se sont montrés plus hardis que les météorologistes. Tandis que MM. Hann et Woeikof font des réserves \ M. Fischer affirme que l'alizé souffle toute l'année *. a II règne sans interruption, il est d'une constance extraordinaire, écrit Peschel % » qui a un faible pour les opinions absolues.