Barth, I, p
2. Gens de Rahfsa. iDuveyrior, p. 267.) Erwin de Bary écrit même Kèl- Rhapsa. {Tagebuch Berl Zeilsch Erdk, 4880. p. 232.)
3. Steph. Byzaw'ii Ethnicorum qnœ tupersunt, édit. Meineke, Berlin 1849, I, p. :uo.
4. Voir à ce sujet Tissof, Géojr. comparée, etc., I, p. 243 et suiv.
5. Walckenaër, ouv. cité, p. 391. — Vivien de Saint- Martin, p. 219, 446. -- Duveyrier, p. 458.
les érudits s'accordent à chercher YAgisymba, où Juhus Malernus, aidé des Garamantes, est allé punir des tribus révoltées ?
Mais un souvenir encore plus ancien se rattache à TAïr. Suivant une tradition recueillie à la fois au Sahara et au Soudan, ce pays a été habité jadis par la race gobër^ Télément le plus énergique et le plus noble du peuple haoussa *. D'autre part, Hérodote raconte, que les Atarantes, établis à dix jours de marche des Garamantes, ne connaissent pas l'usage des noms propres, et que ce nom d'Atarantes leur est commun à tous*. Or, tara veut dire assembler en langue haoussa, et a-tara est le participe passé de ce verbe. « Il n'est pas douteux pour moi, ajoute Barth, que, ce terme haoussa signifiant rassemblée, la communauté ne se retrouve chez Hérodote, orné d'une terminaison grecque. On expliquerait aussi de la sorte certaines affinités indubitables de l'idiome haoussa avec celui de l'ancienne Egypte '. » Ainsi il y a plus de deux mille trois cents ans, des relations auraient existé entrel'AïretlespaysduNil! Que dire enfin des deux coïncidences suivantes, queM. Berliouxasignalées?Par quel étrange hasard le nom de Tagama\ une des cités placées par Ploléméesurle dix-septième parallèle, est-il aujourd'hui celui d'une tribu berbère établie au suddeTAïr, et a fixée, dit Barth, dans ces régions bien avant les Touareg Kèl-Ouï? ^ » Par quel concours de circonstances plus singulier encore, le nom des GongalaV^ une des peuplades méridionales de la
i. Barlh, Reisen^ I, p. 369. — L'Aïr appartenait jadis à des peuples de Ghouber. » (Mohammed Bello, Hisoire du Takrour, dans Denham, Voyages et découvertes, trad III, p. 198.)