Aujourd'hui le Djerid tunisien
3. Les Touareg actuels disent Gaougaou ou Gogo, tandis que Arabes prononcent Gagho et les nègres Gao. {Bdirih, Zcitcch. morgsnl. Ges., p. 561, note.)
i. Jîfise/i, V, pp. 216-219.
Hammad * nous apprend par où passait la route commerciale dont parle Ibn-Khaldoun. « Kidad, père d'Abou- Yézid, habitait Takious, ville du territoire de Castiliya, et faisait le commerce du Soudan. Ayant acheté à Tademket une esclave, il eut d'elle un enfant qu'il appela Abou-Yézid. Plus tard, il eutTidée de Temmener à Koukou. » Tademket, ou Tadmekka, comme l'appelle El-Bekri, était, suivant cet auteur, une ville des pens du voile, située à neuf jours de Gagho. et à trente jours d'Ouargla*. 11 est très probable qu'il faut la reconnaître dans les ruines d'Es-Soûk, au sud de Timissao, région où les Toùâreg Tadmekket ont eu leurs terrains de parcours', etl'on peut affirmer que, dès la fin du IX* siècle, une route fréquentée, qui passait par Ouargla et le Touàt, reliait le Djerid tunisien au coude de Bourroum*. Cependant ce n'est pas là que se portait le grand courant du commerce, et nul pays du Soudan n'était alors plus célèbre que le Ghana. On appelait ainsi un royaume déjà vieux de plusieurs siècles et qui avait sa capitale à Touest du Niger, dans le pays de steppes connu encore aujourd'hui sous le nom de Baghena*. Au temps d'Al-Iaqoub, les marchands de Tahart (Tiaret) et des autres grandes villes du Maghreb s'y rendaient par Sidjilmâsa, fondée depuis un siècle au Tafilelt, etpar Aoudaghost, grande cité desZenaga, dans le sud du désert®. Aoudaghost a été au x® siècle
i. Traduct. Cherbonneau, Journ. asial., 1852, II, p. i7â.