Barth, ouv. cilé., I, p
7. Duveyrier, Les Touareg du Nord, p. 286. — Cet antagonisme des Touareg et des gens d'Ouargla date de loin ; on lit déjà dans Léon l'Africain :
n^est de nos jours qu'une ville morte, où Je petits marchands du Touât trafiquent avec du grain * : les grandes caravanes du nord, sans se détourner vers elle, gagnent directement Zinder, Tessaoua, et surtout la grande ville de Kano, devenue populeuse au commencement de ce siècle, et qui compte à l'époque des affaires jusqu'à 5,000 marchands étrangers dans ses murs \
Dans l'est du Sahara, les vicissitudes politiques ont également fait prendre au commerce une direction nouvelle. Tandis que le Fezzàn et le Bornou tombaient en décadence, un jeune royaume, le Ouadaï, est entré en relations avec le Nord. Les caravanes s'y rendaient à l'origine par la route de Mourzouk et du Tibesti; mais elles étaient rançonnées par ces Teda, qu'un voyageur arabe appelle « des ogres ou des diables échappés de l'enfer? ». Le roi Saboun lit sonder le désert libyque pour trouver un autre chemin. Une première caravane marcha sur Dakhel et se perdit dans le désert; mais une deuxième, après des tâtonnements qui l'avaient réduite des trois quarts, atteignit en ISlOKoufra, puis Benghazi, et moins de six mois après, les marchands arabes allaient déjà au Ouadaï par cette nouvelle voie *. Aujourd'hui, grâce à l'importance croissante de ce pays, elle est devenue, en dépit de la nature, une des grandes routes du déserta
« Ce désert est fort dangereux pour les marchands qui y passent, tels que ceux qui vont de Constantine à Kano : comme les nomades prétendent que la seigneurie d*Ouargla attente à leur domination (tocchi al loro dominio)» ils sont ennemis de ce seigneur, et dépouillent les marchands qu*ils rencontrent ; quant à ceux d'Ouargla, ils les tuent sans avoir d'eux pitié ni compassion. » (Deserittione delV Aftiea, Sexta Parte, fol. 76, F.)
i. Barth, I, p. 435. 518 et suiv. — En 1850, la ville n'avait que 7,000 habitants.
2. <t Une immense cité pleine d'animation et d'industrie. » (Barlh, H, p. 150.) — Population de Kano en 1885 : 60 à 80,000 habitants. (Staudinger, Im Herzen der Hau$talànder, p. 266.