‹ Le SaharaChapitre 310 sur 346 · Fernandez Duro, art. cilé,p · texte numérisé non relu

Fernandez Duro, art. cilé,p

2. Bonelli, El Sahara, etc., Madrid, 1887. — Quiroga, Àpuntes de unviaje por el Sahara occ. Anales de la Soc. Esp. de Hist. Nat., 1886, XV, p. 496.

en 1892 à M. Léon Fabert, chargé vd'une mission analogue par le gouverneur du Sénégal. Le voyageur a dû s'arrêter à trois journées de TAdrar et le cheikh lui a répondu qu'il ne pouvait le recevoir ; mais il a signé le traité de protectorat qui lui promettait une coutume annuelle. La France n'a point d'intérêts à défendre dans l'Adrar, pays pauvre et situé en dehors des routes qui mènent de l'Algérie au Sénégal. Il ne convient donc pas d*attacher trop de prix à ces alliances avec les Maures, dont Mage, Vincent et d'autres ont éprouvé la lâcheté et l'hypocrisie.

L'histoire des essais de commerce dans ces parages se clôt par deux entreprises privées au cap Juby. En 1764, un Écossais du nom de (Jlass y arrivait avec un bon navire, des interprètes et des marchandises, élevait une factorerie avec l'assentiment des chefs maures, et, satisfait de ses premiers échanges, allait chercher aux Canaries des employés de renfort. Il y fut retenu par le gouverneur comme t fraudeur du domaine royal », et lorsqu'on l'eut remis en liberté^ sur les réclamations de l'Angleterre, les Maures avaient incendié la factorerie et le navire. Glass lui-même périt peu après, assassiné par l'équipage du bateau qui rapportait à Londres ses premiers échantillons de poudre d'or. En 1876, M. Donald Mackensie prenait terre à ce même cap Juby, et, après une exploration sommaire, publiait un projet d'inondation du Sahara *, qui rappelait sans trop de désavantage les prospectus de Jérôme Paturot, directeur des mines de bitume du Maroc. Mais M. Mackensie allait prouver qu'il avait d'autres qualités qu'une imagination féconde. Il revint à la côte en 1878, acheta un terrain au nom de la, North West African Company, et commença les échanges dans une baraque en planches qui fut rembarquée à son départ. Le gouvernement marocain ne pouvait voir d'un bon œil cette concurrence directe à Mogador : en 1880, par suite de ses

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