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Coupe de l'Ain Cda-Cbeîkh, Tore par Is Compagnie de l'Oued-Rirb.
MM. Fau, Fernand et Albert Foureau se flrent adjuger la petite oasis de Fougala, au Zab, et deux autres palmeraies : ce fut l'origine de la Compagnie de l'Oued-Rirh. Aujourd'hui, cette compagnie, opérant avec ses appareils, a foré 15 puits artésiens, dont 8 lui appartieunent, avec un (débit de
1. • Le rembouraeiuent s'opère au moyen de cotitatioDS volontaire*, établies par les djemta, el dont le monlanl eil versé k U caisse du receveur chargé de la comptabililé de la commune indigène. > (Jus, ouv. cit4,,p. i.)
18,500 litres, elles paris d'arrosage qu'elle possède dans les puits indivis portent à 26,000 litres par minute le total de l'eau dont elle dispose. Des 1,500 hectares de terres qui composent son domaine, 800 environ sont plantés de 55,000 palmiers, dont 15,000 ne sont pas encore arrivés à production*. Depuis, d'autres Européens, qui opèrent, il est vrai, avec le secours de l'atelier de la commune indigène, ont créé dans la même région des exploitations prospères. MM. Treille et Forcioli font cultiver l'oasis d'El-Amri et une propriété à Touggourt; la Société de Balna et du Sud- Algérien, fondée en 1881 par MM. Rolland et de Courcival, possède dans TOued-Rirh 1,500 hectares de terre; de 1881 à 1887, elle a créé trois oasis et trois villages', fait forer neuf puits et planté près de 50,000 palmiers*.
Les conséquences sociales de toute cette activité n'ont pas tardé à se faire sentir. En trente ans, la valeur de toutes les oasis a quintuplé ; les Rou^ara^ qui ont gagné une certaine aisance grâce aux salaires et à la vente des rejetons de palmiers, se sont mis à planter de grandes quantités d'orge pour s'affranchir des nomades qui le leur faisaient payer très cher; on a même vu une partie de ces derniers venir grossir le nombre des sédentaires : en trente ans, la population a doublé dans TOued-Rirh*.