‹ Le SaharaChapitre 79 sur 346 · Ibid · texte numérisé non relu

Ibid

5. Ibid., II, p. 137. De môme de Tautre côté de la chaîne, dans la plaine du Bardaî, Nachtigal voyait biea les nuages, mais recevait à peine quelques gouttes de pluie (I, p. 413).

encore d'autres contrées montagneuses à pluies régulières. Dans l'Ennedi, au Béré, les lits de rivières s'emplissent d'eaux courantes, les herbes et les troupeaux abondent, el d'épais fourrés d'arbres couvrent les vallées *. Tel est encore ce mystérieux massif du Ouadjanga, déjà vanté pour sa richesse par I.yon et FresncI *; suivant les données qui paraissent jusqu'ici les plus sûres ', les caravanes y traversent le lit d'un large fleuve, tantôt à sec, tantôt coulant à pleins bords. Il s'agit évidemment d'un pays alpestre, plus ou moins semblable à TAïr. En est-il d'autres encore dans le sud du Sahara? On a des raisons de le supposer. M. Sabatier a interrogé avec soin d'anciens esclaves noirs des Touareg et obtenu d'eux des détails curieux sur l'Adrar des Aouëlimidèn, ces Touareg qui habitent le pays inconnu au nordest de la bouche du Niger. D'après cette enquête, a les pluies y tombent à l'époque des chaleurs » ; on trouve beaucoup de ruisseaux, « une rivière d'eau courante qui conserve des flaques d'eau pendant la saison sèche », de nombreux pâturages, des forêts et même des éléphants *. L'avenir nous dira ce qu'il faut en croire.

Par contre, il est certain que TAhaggar fait renaître les pluies au centre du désert. L'Aïr, le Tibesti sont arrosés par la mousson soudanaise, mais ne peuvent condenser les vapeurs tenues en suspens par les vents du nord. L'Ahaggar suscite (les pluies en été et en hiver. M. Duveyriera entendu parler de cimes rouvertes de neige pendant trois mois de Tannée; mais il ignore si ce bienfait est régulier ^ Les

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