‹ Le SaharaChapitre 8 sur 346 · Ansichlen^ p · texte numérisé non relu

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â. < Le foehn cesserait de soufiler, si son lieu de naissance, le brûlant Sahara, redevenait une mer... U est ainsi très probable que c'est bien l'émersion d'une partie de TAfrique qui a changé le climat glaciaire de l'Europe en celui dont nous jouissons aujourd'hui. » (Die Gegend von Zurich in der lelzten Période der Vorwell, Zurich, 1852, p. 24.)

3. Desor, Die Sahara, Bàle, 1871. — Martins, Du Spiizberg au Sahara, Paris, 18C6, p. 552 et suiv.

depuis trop peu de temps pour avoir sa faune spéciale, et qu'au début de l'époque actuelle les pays de TAtlas étaient encore une presqu'île de l'Espagne*. Ces conclusions, valables tout au plus pour la région des chotts, furent étendues à tout le désert*. Bien plus, on en vint à considérer les déserts en général comme des fonds de mer desséchés. C'était l'avis de Wyley' pour le Kalabari, de Prjewalski* pour le désert de Gobi, de Blanford* et de Grisebach* pour ceux de la Perse, et M. Martins exprimait ainsi Topinion commune : « Les mers ont leurs conditions d'existence comme les êtres organisés. Qu'elles viennent à être supprimées, la plante ou Tanimal meurt, ou la mer s'évapore et le désert la remplace \ »

Aujourd bui, grâce aux travaux de MM. Hann, Billwiller et autres, la théorie saharienne «Ju foehn est allée rejoindre tant d'autres hypothèses ingénieuses, mais peu d'accord avec les faits, et celle de la grande mer saharienne n'est guère plus vivante, bien qu'elle hante encore quelques bons esprits ^ Elle ne résiste pas, en effet, à l'examen du sol.

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