‹ Le SaharaChapitre 81 sur 346 · Ouv. cité, p · texte numérisé non relu

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Touareg interrogés par la capitaine Bissuel disent que la neige blanchit les sommets chaque année pendant quelques jours *. D'autre part, M. Duveyrier signale des pluies à la fin de mai. La meilleure preuve que TAhaggar reçoit des pluies en toute saison, c'est qu'on y trouve cette rareté insigne : des eaux vives. M. Duveyrier nous signale trois ruisseaux et même, o surprise ! une cascade «. La mission Flalters a vu un filet d'eau et des poissons, dans le ravin de l'oued Amguid, sur le Haut-Igharghar ', et le fleuve luimême coule, à ce qu'on raconte, à Idélès pendant les trois mois d'hiver*. Certaines gouttières du Tasili ne se dessèchent jamais tout à fait : le 18 avril 1879, l'oued Tedjoudjelt renfermait encore des mares nombreuses dans lesquelles nageaient des poissons °. Le petit lacMenkhough n'est autre chose qu'un réservoir alimenté par les pluies de la montagne *. Enfin, les sources qui jaillissent en plusieurs points des parois de roche ^ confirment l'indication de pluies d'été et d'hiver.

Dans une moindre mesure, les crêtes moins élevées de la Montagne-Noire et du Haroudj condensent les nuages dans le nord du Sahara. M. Rohlfs a longé, en 1879, la base de la Montagne-Noire : partout la pluie avait raviné le sol '. Hornemann, qui a traversé le Haroudj en 1798, parle € de pluies fréquentes , de mares, d'herbages brillants de fraîcheur * ».

La Cyrénaïque même n'est à tout prendre qu'une oasis de montagne à la lisière du désert. A droite et à gauche, le

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