Ouv. cit., II, p
7. Barlh y signale la végétation tropicale (Heisen, II. p. 505, 545).
là où commence le règne de la mousson pluvieuse, l'autre commence là où la mousson sèche ne se fait plus sentir.
Même frontière indécise au nord du Sahara, en dehors des montagnes. « La Grande Syrte, a-t-on dit, est comme le champ de bataille de la Méditerranée et du Sahara'; » on peut en dire autant des plaines qui bordent ses rivages Ce n'est pas un pays méditerranéen, mais ce n'est pas non plus le désert. Dans ces steppes sans eau courante et sans ambres, couvertes à perte de vue d'herbes buissonneuses d'^n ton grisâtre, nombre de plantes méditerranéennes résistent vigoureusement à l'assaut du désert, et l'on voit même quelquefois un champ de blé faire son apparition dans les i^nnées pluvieuses*. La Tunisie méridionale, jusqu'au Zaghpuan et à la presqu'île du Cap-Bon, est aussi un de ces terrains neutres où les deux climats se rencontrent. Les arbustes méditerranéens, myrtes, lentisques et autres, côtoient tout près de Tunis les herbes et les broussailles du désert'; tandis que l'olivier occupe les huit dixièmes de l'oasis de Gafsa*, on voit pousser à l'abri de la montagne du Bou-Hedma, et même plusloin dans le nord, des acacias-gommiers séculaires, de tout point semblables à ceux du Sahara*.
A l'ouest, le Sahara se heurte à l'Atlantique. Mais à l'est, quelle est sa limite? L'Egypte n'est qu'un mince ruban d'oasis qui se déroule avec le Nil. On trouve, au delà du ileuve, les mêmes terres grises ou brunes, les mêmes oued au fond desquels se cache la maigre végétation saharienne*. Les montagnes côtières sont nues comme les montagnes du Sahara. La mer Rouge est de ce côté la limite naturelle du
i. Duruy, Histoire des Romains.
2. Ascherson, dans Rohlfs, Kufra, p. 400. — M. de Beurmaon, Mittheil., 1864. Er^'ânz. II, p 69.
3. Noie de M. Doùmet-Adanson, dans Grite'j.ieh, traduct., II, p. 445-148