Moyenne annuelle de Hanoï : 24o
— — de Maurice : 25oJ
(Woeikof. ibid., p. 370, 378.)
3. On sait qu'une différence d'humidité de 20 0/0 entre le glacier des Bossons et la cime du mont Blanc a suffi pour réduire d'un quart la puissance des rayons solaires (Expér. de M. Violle, Ann, Club Alpin ft., 1875, p. 585-6;.
sentent les extrêmes de température observés dans l'espace de vingt-quatre heures, devrait, à ce qu'il semble, atteindre son maximum sous Téquateur : les rayons du soleil y sont en effet presque perpendiculaires, et les nuits de près de douze heures. Mais l'évaporation constante qui absorbe de la chaleur en masse, le dôme bas de nuages qui envahit tous les jours le ciel et fait régner une chaleur lourde jusque bien avant dans la nuit; enfin, lorsque Torage tropical éclate, les torrents d'eau qui se déversent sur le sol, tout cela empêche la température de monter ou de baisser d'une façon sensible : c'est la chaleur humide, mais égale d'une serre. Quelle différence avec une journée saharienne! Brusquement, presque sans crépuscule, le soleil s'est levé dans le ciel clair. Ses rayons, dans cette sèche atmosphère, sont déjà brûlants à cette heure matinale, et sous la réverbération du sable et de la pierre, la couche d'air voisine du sol s'échauffe rapidement à son tour. Ici, point d'évaporation active qui entre enjeu pour modérer le soleil. Dès neuf heures du matin, la chaleur est forte : elle ne cesse de monter jusqu'à trois, quatre heures du soir. C'est alors qu'on voit quelquefois se dessiner les images tremblantes du mirage, produites par la vibration de l'air chauffé comme dans un four. Puis, la chaleur se retire lentement devant la nuit qui approche. Après avoir incendié un moment le ciel resté sans ombre, le soleil disparaît. Alors, dans la nuit transparente, le roc et le sable abandonnent leur chaleur presque aussi vite qu'ils l'ont reçue. Elle se perd dans le ciel d'un bleu sombre, et le calme souverain de l'atmosphère, si tranquille qu'un flambeau brûle sans vaciller, favorise encore le refroidissement de l'air. On grelotte à présent, et il n'est pas très rare en hiver de trouver l'eau gelée au niveau du sol.
L'élément essentiel en météorologie, la connaissance des valeurs moyennes, fait encore défaut dans presque tout le Sahara. Seules les stations algériennes fournissent des séries d'observations de quelques années et, par suite, des données
de quelque valeur. La difûculté qu'on éprouve en voyage à préserver les instruments des influences perturbatrices, la diversité des heures d'observation et l'absence d'observations prolongées faites au même endroit, enfin l'incertitude des altitudes, qui empêche de réduire les températures au niveau delà mer, expliquent que les journaux des divers voyageurs ne donnent point de résultats strictement comparables. Il est bon de les citer néanmoins, car, tout imparfaits qu'ils soient, ils indiquent d'une façon générale l'allure de la température au désert.
Amplitude de la variation diurne. — On ne possède à cr sujet de données à peu près suffisantes que pour les stations suivantes, situées à la lisière du Sahara algérien :
Biskra, Long. 3«20' E. Latit. 34«31'. Altit. 125 m. Deux séries d'observations : 1® Génie militaire, 6 ans (1874-79, 7 h. mat. et 7 h. soir, max. et min.);'2® Hôpital militaire, 13 ans, avec quelques lacunes, max. et min.
Laghouat. Long. 0^31 E. Lat. 33^48'. Altit. 770 m. Génie militaire, 5 ans 1/2 d'observ. (juill. 1874-1879, 7 h. mat. 1 h. soir, 7 h. soir, max. et min.)
Géryville'. Long. IM' W. Lat. 33«,45. Altit. 1,306 m. Gémc. mil. 5 ans 1/2 d'observ. (juillet 1874-1879, 7 h. mat., 1 h. et 7 h. soir).
M. Angot a calculé la moyenne de la variation diurne pour ces trois stations * :
AMPLITUDE DE LA VARIATION DIURNE A BISKRA, LAGHOUAT ET GBaYVILI.E
Janvier Février Mars Avril Mai Juin Juillet Août
Septembre Octobre Novembre Décembre Année
On apprécie mieux l'importance de ces chiffres si Ton
1. GéryviUe, sitoée à la limite des Hauts-Plateaux, a une température toute saharienne