CHAPITRE XII
lies Soitafa rhazés. Départ de mon froide. Jjbb puits de flouani et les ntines de Tcikout Bel Kaeem ben Baehir. Un repas panta* groéUa^e. Le Conseil de MeâJd.ès.Mes propositions.DéoUratiop du Conseil. Mes chameliers. jPréparatifs de départ
Je reprends ici mon journal interrompu par les «hapi^es précédenis.
Le samedi 20 février, Ali entra dans ma chambre accompagné des Souafa Abd^-Allah ben Ferraeb ben Ahmed, Amar ben Ferraeh, son frère, et deux autres dont j'ai oublié les noms. Ayant fait asseoir ces genslà sur une natte, je leur demandai à quoi je deyais rhonneur de leur visite.
Abd-Allah prit la parole pour me dire que les gens d'une caravane du Souf, arrivée la veille an soir, leur avaient raconté que Hamayed Djamaï, l'assassin du caïd El Arbi Mamelouk, réfugié dans le Nefzaoua, en Tunisie, ayant recruté une bande de pillards, était aller rhazer, non loin d'El Oued, 21 chameaux appartenant à eux ou à des membres de leurs familles, ainsi qu'un grand nombre d'autres appartenant à des gens de leur tribu. Il ajonta qu'en apprenant cette nouvelle, leur première idée avait été de réunir tous les Bouafa présents à Rhadamès, de pénétrer en force
iOi DBUXiËUE PARTIE.
dans le Nefzaoaa et de s'emparer de tous les cliameaux qu'ils rencoutreraïeut jusqu'à concnrreace du nombre (jai leur avait été volé; mais qu'avant an couuaissanco de ma présence à Bhadam^s, ils avaient préféré venir me consulter avant de prendre uno détermination.
Je répondis à ces braves gens que leur premiers idée, mise à exécution, pouvait avoir les conséquences les plus déplorables. Ëa effet, en pénéh-ant en tronpa armée dans le Nefzaoua et en s'emparant sans distinction de tous les chameaux qui leur tomberaient sous la main, outre qu'ils n'atteindraient pas le vrai coupable, qui seni méritait châtiment, ils s'empareraient du bien de gens pacifiques, dont ils se feraient autant d'ennemis qui, tôt ou tard, chercheraient à sa venger à leur tour. Il s'en suivrait une guerre de rhazias qui ne prendrait jamais fin et qui ne profiterait à personne.
Ayant compris la justesse de mes paroles, ïla me prièrent de leur -dire ce qu'ils devaient faire, mo promettant de s'y conformer en tons points.
Je leur dis qae j'allais écrire à l'agha de Tonggonrt, pour lui faire part de ce qnî s'était passé et le prier de s'entendre avec les autorités du Nefeaona pour fwre rendre leurs chameaux.
< — Nons avons confiance en l'agfaa de Tonggonrt, dit Abd-AUah, nous savons qn'U ne plaisante pas avec les voleurs; mais il s'éconlera sans donte beaoconp de temps avant que notre bien nons soit rendu.
(— Quand même il vous faudrait attendre six mois, lui répondis-je, cela vaut encore mieux que de vons emparer de suite d'animaux que vous ne seriez jamais sârs de pouvoir garder, s
Enchantés de mes conseils et de la promesse qne