CHAPITRE II
de l'oued Igharghar, ensevelis sous la couche de pierres qui, depuis des siècles, leur sert de linceul.
Depuis cette époque, la vie s'est retirée de ces lieux maudits ; ces plaines, que l'eau du ciel a cessé d'arroser, se sont transformées en un désert de pierres, lequel disparaîtra bientôt à son tour sous les masses de sable que les vents chassent de Pest à Pouest, comme si Dieu voulait enfin effacer jusqu'au souvenir du crime dont ces plaines furent autrefois témoins.