‹ Le SaharaChapitre 76 sur 194 · CHAPITRE ni · texte numérisé non relu

CHAPITRE ni

dont elle est formée disparaissaient sous une épaisse concile d'argile .

D'nne charpente centrale, nœud du soulèvement, comprenant les plateaux connus aujourd'hui sous les noms deMouydir, deHoggar, de Tadmaït,de Tassîli, etc., sortaient des sources abondantes dont les produits, grossis en route par les tributs d'autres sources, formaient des masses d'eau considérables qui, en se dirigeant en tous sens, creusèrent leurs lits sinueux, larges et profonds, à travers des plaines unies et faiblement inclinées.

Un pays traversé par une pareille quantité d'eau devait être nécessairement fertile et boisé. L'Igharghar devait arroser d'immenses prairies^ et de grands arbres, dont les racines, plongeant dans la couche humide, devaient couvrir de frais ombrages les rives da fleuve et de ses nombreux affluents.

Je crois qu'il faut attribuer le dessèchement des fleuves sahariens et la transformation du pays qui en a été la conséquence, au déboisement des plateaux; et des plaines, à la suite de luttes sanglantes, par les pasteurs nomades des différentes races qui, venant du nord, ont tour à tour envahi ce pays en détruisant ou en refoulant vers le sud les peuples qu'ils y trouvaient déjà établis.

C'est ainsi que les Berbères,^ débouchant par les

* n est probable que les Berbères appartiennent à différentes migrations successives venues, les unes d'Orient directement, les autres par les îles de la Méditerranée ou par le détroit de Gibraltar. Les premiers peuples de race blanche qui se sont établis entre la mer et l'Atlas ont dû trouver ces contrées occupées par ceux que les Romains ont appelés plus tard Mêlanogêtules et que nous appelons Bouctrhaj lesquels sont probablement les anciens maîtres de tout le nord de l'AMque.

gorges de l'Atlas, chassèrent d'abord, de la plus grande partie du Sahara septentrional^ les peuples de race noire dont descendent les Rouarha, et c'est ainsi que ces mêmes Berbères, refoulés à leur tour par d'autres conquérants, dont les Arabes sont les derniers, se sont répandus dans toutes les parties du Orand-Désert, où nous les voyons aujourd'hui errants sous le nom de Toiiareg.

Or, toutes ces transmigrations, toutes ces substitutions de races, n'ont pu avoir lieu sans résistance et sans que des luttes sanglantes, d'immenses massacres en aient été les conséquences.

En admettant qu'à la suite de ces luttes, le pays n'ait pas été complètement déboisé, les pasteurs ont dû, poustés par les nécessités de leur genre de vie, achever un travail qui était sans doute déjà très-avancé. Les troupeaux sont la principale richesse des nomades ; mais pour ces troupeaux il faut des prairies et non pas des forêts, qui ont par-deesus tout l'inconvénient de servir de repaire aux animaux fooces ; or, les plaines boisées, les forêts qui ne pouvaient trouver grâce devant les besoins de ces peuples^ ont été détruites d'une façon tout à fait inintelligente. Chose frappante^ du reste : toutes les contrées parcourues de nos jours par les pasteurs^ et notamment par les pasteurs arabes, présentent le même aspect d'arîditê et de désolation^ et cependant il est prouvé que la plupart de ces contrées C4it ètè^ à use époque* d*uie fertilité merveilleuse.

Le Sahara donc avant été débo^^ ks plus s<»nt devenues beaucuMq^ |ilu$ laie^ el la <>>;ic^ d^ai^^le, balayée par le» T^Mal»« a kù$$é à mu uaie can^p«a<>e ^ diunentaiie^ à traviM» la^u<<lle W ea&x. m$^ s^-^iircets; es des pluies $e ^Mit ÙMilmws |N«t Kxmer o«: livsères

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