SCÈNE PREMIÈRE
FIER-VILj Troupe de Paysans , encore occupés aux décombres , et groüppés de différentes manières,
Air : Provençal.
Mes amis , vous avez fini l’ouvrage.
A payer comptant , malgré l’usage ,
En vérité , tant de zèle m’engage ,
De vos travaux partagez le prix.
Un Ouvrier.
J’avons mis ,
Morgiié , tout net’ courage :
Y’ià comm’ on travaiH’ dans nst’pays.'
De quatre bàtimens détruits ,
Voyez-vous les moindres débris? (^his pour tous, J Un autre.
Ventregiié , moi , je sis tout en nage.
Mais j’sens ben qu’ça n’empêcberait pas Qu’avec la fille au gros Thomas Jt’puissions encor tricoter l’pas.
II a parbleu raison : c’est mon système;
Prenant par le bras celle qu’il aime ,
Qu’ici chacun de vous fasse de même,
Le jour est déjà sur son déclin*
Dans le bois voisin Qu’irait-on faire ^
II vaut mieux qu’une ronde en refrain Etrenne à l’instant le terrain, (ter.)
Un. troisième Ouvrier.
Va comme il est dit , veux-tu ma chère.
Une Paysanne.
Xh î oui dà , ton air me met en train.
Tous,
Voici ma main. ( quatre fois.)
La ronde s'établit.
A I R : Nouveau.
Avant d’avoir le frais ombrage, (bis pour tous.) Dont à l’entour oh a besoin ,
On aura chaud longtems , {e gage ,
Mais la fontaine n’est pas loin. ( bis pour tous.) Une Paysanne,
Au village , on voit en famille ,
Plaisir et raison de moitié.
La même.
Chez nos jeunes gens , l’amour brille , \
Chez nos vieillards c’est l’amitié, jbis pour tous.
Une autre Paysanne,
Reste à savoir si le saint pense Que ce plaisir soit innocent.
La même.
Mais profitons de son silence,
S’il ne dit mot , c’est qu’il consent F I E R-V I L.
Al R: Monseigneur J voyei nos larmes.
Monseigneur ici s’avance ,
Cessez.... cessez votre danse :
Le Chœur.
Retirons-nous en silence ,
Pour qu’il soit libre en ces lieux.
- Us sortent tous.
bis pour tous.
^ bis pour tous.
bis pour toi^s.