SC E -‘N E I X
Les prëcédens , leurs P avens , se montrant à chaque porte.
Eh ! bien ? . -
Les Amoureux. ~/
O’- ! c’est un honnête homme ! .
Venez,- .vous saurez comme Il nous a reçu poliment.
A dîner même il vous attend.
Les Vieux. -,
Comment,
A dîner, il m’attend? - ' -
Les Amoureux,
Vraiment,
’• ( îO
Lts Vieillards,
Oh ! c*est un honnête homme.
Les Amoureux.
Oh ! c’est un honnête homme.
Il est affable.
BASILE
11 est humain.
ROSETTE
Il veut tout finir pour demain.
'LUCAS, à son père,
11 m’a même serré la main I
BASILE
Il dit que Rose est fort jolie 1 , LUCAS. ✓ ensemble,
11 dît qu’Hortence est fort jolie.)
Les Vieux.
Tu dis qu’à dîner il nous ptie l Oh! c’est un honnête homme ! '
Tous.
Oh ! oui , je le parie.
MATHURIN
Moi , dîner chez un intendant !
Mon épée à pomme d’argent.
' Ma canne à corbin , promptement.
LECHA N OIN E.
Mon manteau long , mon colet blanc.
Mais reste à savoir comme Chez un si galant homme ,
Nous nous rendrons ?
O R T E N C E , montrant les deux Amoureux qui ont été chercher une ckaise^à-porteur et Vâne du fermier.
Voici comment.
ensemble.
■BASILE. , '
- J*âî tout prévu , chemin faisant.
LUCAS
^ ^ , Mon père , prenez votre ânon.
MATHURIN, tirant son fils à fart.
' Dis donc ?
^ A-t«il eu de l*avoiné ?
' De l’avoine , non , ,
Du son.
\ MATHURIN, à haute voix.
Je le prête au Chanoine.
Non , non. \
MATHURIN
Je le prête au Chanoine.
( Basile force le vieux procureur à accepter son bras gauche , et tire de sa main droite Vâne , sur lequel est monté le Chanoine. Liucas^ porte son père , Mathurin , sur ses épaules : Hortence et Rosette portent Delabrêche dans sa chaise. )
Chceeur et Vaudeville.
Les quatre Vieillards, ^
A I R : D'une contre-danse connue.
C’est téméraire,
C’est imprudent De porter de cette L’un portant l’autre Nous risquons tous également.
B A S I L E -et R O S E T T E,
Votre monture est débonnaire.
Et le pavé n’est pas glissant.
HORTENCE et LUCAS , a Mathurin et à Delabtêchê ' Pensez-vous donc que d’un bon père ,
Le fardeau soit jamais pçSant J ,
Les Vieillards:’
C’-ést téméraire, etc.' '' ■
Les Amoureux.
Laissez-iious faire , ^ ^ .
Chez l’Intendant, ^ '•
Nous irons de cette manière:
L’un portant l’autre , dans ce moment g Nous ne risquons aucunement.
Fin du premier Acte,