‹ Le saint déniché, ou, La saint Nicolas d'étéChapitre 13 sur 15 · L’INTENDANT, HORT EN CE, ROSETTE, LUCAS, BASILE · texte numérisé non relu

L’INTENDANT, HORT EN CE, ROSETTE, LUCAS, BASILE

Les Amoureux , gaîment.

Aï B. : Et -puis ils prirent le cochon,

Nous n’kvons pas été longtems.

Paix , j’enttnds ma voiture.

( Il VA pour mter dans la niche , et s'arrête, )

Maïs iî faudrait à vos parens Déguiser ma figure.

LUCAS

Ok ! feu sais bien Le vrai moyen ,

Mais c’est qu’en user Serait abuser,.,.

L’ I rc T E N D A N T.

Non...,.

B A S I L E , ù Lucas,

Je le soupçonne à demi ,

Mon ami.

HORTENCE et ROSETTE.

Et moi , je le devine aussi ;

Le voicL

( Elles détachent leurs tabliers, )

( La lune se lève peu à pei. )

HORTENCE.

Même air.

' Pour mieux ressembler au patron ,

D’abord , je vous conseille De passer ce tablier...

L’ INTENDANT

Bon,

ROSETTE

Et cet autre

L’ INTENDANT

A merveille...,

ROSETTE

Prenez encor Cette croix d'or..,;

B AS Ih’B f fouillant à poche ^ ok émit k kumt du Chanomè Prenez ce bonnet Que man onçje

LUCAS

LUCAS, appercevant m croissant oublié parles ttavaillem. Moi , je veux vous crosser aussi ,

' De ceci.

L’ INTENDANT, souriant.

A la façon de harbari , grand merci.

îl saute dans la niche , et les jeunes gens se grouppent derrière la fontaine , en chantant sur la fin de lair précédent^

Voilà Saint-Nicolas! c’est lui I C’est bien lui I

( Avec V Intendant.')

A la façon de barbari,]

Mon ami.

( Dn entend la voiture de l’Intendant.)

Les précédens , LABKECHE , MATHURIN , GRIPON ci LE CHANOINE , dans la coulisse.

G R I P O N , bredouillant d’ivresse,

A I R : Les jésuites n’auront par la tour de Saint-Nicque , etc,

Cocher, sans répliqué,

Mettez-nous à bas.

LE CHANOINE

Nous n’avons plus que deux pas.,.;

Nous voyons Saint-Nicque, Nicque, Nicque.

DELABRECHE et MATHURIN.

Nous n’avons plus que deux pas,.,.

Tous les Quatre.

Nous voyons Saint-Nicolas.

DELABRECHE, entre et cherche sa maison", , Air: Elle est morte la vache à Panier.

Que par fois le clair de lune est gris J

Que la nuit rend les objets petits I

Mais pourtant je suis Près de mon logis.....

Holà , mes amis !

Mes bons amis !

Mes chers amis I

MATHURIN, dans la coulisse.

Un moment.... Qu’est-ce ? allez vous coucher...! Nous donnons, nous, pour boire au cocher.

DELABRECHE, à Mathurin qui garait, AiR: L'avc'i-vous vu mon bien aimé.

Lavez-vous vu Z

MATHURIN

Quoi ?

DELABRECHE.

Ma maison ,

Qui n’est plus à sa place.

MATHURIN

Mon cher , vous perdez la raison ,

Rangez-vous que je passe.

( Il va pour chercher sa maison. ) Eh! mais, vraiment, c’est singulier....

Oii diable est donc mon escalier l Descends, mon hls.... Viens, mon garçon.

Viens m’éclairer , de grâce....

DELABRECHE et MATHURIN, à Gripon qui entre. L’avez-vous vu ?

GRIPON.

Quoi !

DELABRECHE et MATHURIN,

Ma maison ,

Qui n’est plus à sa place.

GRIPON, d'un air riant.

Ce que c’est que l’effet du vin ,

Tous jdeux, vous cherchez Je cheiujn;

(Moi') Je pousse ma porte et soudaîn

Tout droit j’y i^àsse. (Ne rencontrant rien ^ il tomhi:

à plat ventre, )

Aye! ... Aye 1 voilà qui m’embarrasse..,^

Tous Us Trois , au Chanoine qui paraîh L’avez-vous vu l

LE CHANOINE

Quoi r . ,

Les Trois autres.

Ma maison ,

Qui n’est plus à sa place.

LE CHANOINE

Vous avez bu , mon cher Gripon ,

Il faut qu’on vous ramasse. ( Il le relève et vc^ ensuite pour chercher son logis. ) Quel brouillard î on ne s’y voit pas...

Je tâte en haut , je tâte en bas ;

J’ai beau marcher , à chaque pas ,

Mon mur s’efface. (5^ tournant du côté de la fontaine .y Mais pourtant je suis en face.

GRIPON J assis au bas de la fontaine j M ATHüRIN ; lui ad essant la parole ; LE CHANOINE , à l'Intendant , quil prend pour Saint-Nicolas ; et DELABRECHE, au publia sur h devant de la scène.

Passans , c’est une trahison ^

Qui pour le coup me lasse ,

N’auriez-vous point vu maison ,

Qui n’est plus à sa place l

LUCAS 5 sortant de derrière ta fontaînai AlR: Vive le vin, vive l’amour..

Tenez, mon père, il est certain Que vous avez d’un fort bon vin Prit une dose peu commune ;

Et cela fait que sur k brune ,

L’œil troublé,..,,

Lu quatre Vieux.

Mauvaises raisons, M ATHURÎN.

Quanti on a bu , Ton se voit deux maisons ,

Et je ne m’en vois pas même une.

Tc»w5 les Quatre répètent,.

Quand on a bu , etc.

HORTENCE et ROSETTE, sortant à leur tcuf de derrière la fontaine,

AîR: Du libéra de la Bourbonnaise.

C’est une ruse honnête Du saint dont c’est la fête..

Les Vieillards.

Du saint dont c’est la fête.

HORTENCE et ROSETTE.

II a mis dans sa tête Que l’on nous mariera....

Lts Vieillards.

Bah ! bah ! bah ! bah !

(Ils rient.')

Les Amoureux,

Voyez-îîe qui s’apprête...»

Les Vieillards.

Que je serais donc bête ,

Si je tournais la tête Pour regarder cela!

Ah ! ah ! ah ! ah !

Si je tournais la têts Pour regarder cela.

HORTENCEjà son père.

Vous doutez du mystère.

Que diriez-vous , mon père ? (èw.)

Si le saint débonnaire

Vous fait ce signe là? (Elle incline h tête, J

Les Vieux , haussant Us épaules,^ Ah I ah ! ah j ah 1

S’il le fait sans murmure ^

Nous allons tous eonclure...î;

Mais voyons donc cela ( t Intendant incline la

tête , cùmme la statue ^ dans le festin de pierre , et tous également demeurent pétrifiés , dans une attitude grotesque,')

Ah ! ah ! ah ! âh !

Quelle étrange avanture !

Quel miracle est cela !

Les Amoureux , éclatant de rire.

Ah î ah ! ah ! ah I La plaisante ügure Que tous quatre il font là ,

Ah ! ah ! ah ! ah !

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