Voir à l'Appendice, la note B
2. Albertus Stadensis apud Conringium, de Finibut- huperii. .
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cliiolis, ni avant ni après hii. Il no semble pas non plus qu'on ait louché à la Norvège, — les empereurs ne possédaient point de Hottes, — ni à l'Islande, qui ne fat découverte ' que longtemps après Cliarlemagne et (jui resta, jusqu'en 1262, la seule république absolument libre dans le monde.
Il ne paraît pas davantage qu'aucune autorité ait été exercée par les empereurs en Espagne. Néanmoins le choix d'Alphonse X par un groupe des électeurs allemands, en 1258, pourrait donner à penser que les rois d'Espagne étaient membres do l'Empire . Et lorsque Ferdinand le Grand, de la maison de (iastille (1053), dans l'orgueil de ses victoires sur les Maures, se fut arrogé le titre d'<( Hispaniœ Imperator », Henri III soutint dans ses remontrances que les droits de Rome sur les provinces occidentales étaient indélébiles, et l'Espagnol, tout en protestant de son indépendance, fut contraint de se démettre de la dignité qu'il venait d'usurper ^
Un ne mentionne pas qu'un acte de souveraineté ait été accompli par aucun des empereurs en Angleterre, bien que, comme héritiers de Rome, les droits (ju'ils eussent pu y faire valoir fussent bien autrement
1. On (lit pourtant que les Irlandais l'ont visitée accideutellement; et il parait que quelques rares ermites irlandais y ont été trouvés par des colons norvégiens en 874.
2. Les poèmes du Cid font allusion à ce fait. Arthur Duck, de Usu et Authovitate j'uris civilis, cite l'opinion de quelques-uns des plus anciens juristes, qui tenaient que l'Espagne ayant été, en ce qui regarde du moins les Romains, une res derelicta, recouvrée par les {'espagnols eux-mêmes sur les Maures, et ainsi acquise par occupatiu. ne pouvait être sujette des empereurs.
plausibles que ceux qu'ils invoquèrent sur la Pologne ou le Danemark '. Il régnait cependant une vague notion que TAngieterre devait, ainsi que les autres royaumes, dépendre de l'Empire : on retrouve cette notion dans une lettre de Conrad III à Jean de Constantinople '; et l'humble ton du Plantagenet Henri IP vis-à-vis de Frédéric I" ne put que la renforcer. Lindépendance anglaise fut encore plus gravement compromise pendant le règne suivant, alors que Richard I", selon Hoveden, « consilio matris sua? déposait se de reg-no Angliae et tradidit illud imperatori (Ilenrico VI) sicut universorum domino )>, Mais comme Richard fut dans le même temps investi du royaume d'Arles par Henri VI, l'hommage qu'il prêta peut bien n'avoir été que pour ce lief; et c'est probablement à ce titre qu'il vota, comme prince de l'Empire, dans l'élection de Frédéric II.
Un cas analogue nous est offert par les prétentions de l'Angleterre à l'égard des rois d'Ecosse, douteuses, pour ne rien dire de plus, en ce qui concerne le royaume patrimonial de ces derniers, légitimes en ce
1. Ua des plus grands rois anglais nous est représenté faisant envers l'Empereur un acte de courtoisie qui aura été probablement interprété comme un aveu de sa propre infériorité. Décrivant le couronnement de l'empereur Conrad II, Wippo (cb. xvi) nous dit : « His ita peractis in duorum regum priesentia, Ruodolfi régis Burgundiae et Clinutonis régis Anglorum, divino officio finilo, imperator duorum regum médius ad cubiculum suum honorifice ductus est. ')
2. Lettre dans Otton de Fris., I : « Nobis submiLluntnr Francia et Hispania, Anglia et Dania. »
3. Lettre dans Rahewin, où il dit : » Regnum nostrum vobis expo-
nimus Vobis imperaiidi cedat auctoritas, nobis non deerit
voluntas obsequendi. »
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qui concerne la Gumbrie, qu'ils tenaient depuis longtemps de la couronne du Sud ^ Mais T Allemagne n'eut pas d'Edouard P"". Henri YI, au moment de mourir, dégagea, dit-on, Richard de sa parole (ce qu'on peut aussi comparer à l'attitude semblable de Richard envers l'Écossais Guillaume le Lion), et Edouard II déclara : « Regnum Angliie ab omni sujjjectione imperiali esse liberrimum -. » L'idée survécut pourtant : quand l'empereur Louis le Bavarois choisit Edouard III comme lieutenant dans la grande guerre contre la France, il réclama, mais en vain, que le monarque anglais lui baisât les pieds ^. A la visite que fit, à Londres, l'empereur Sigismond " à Henri Y, avant la réunion du concile de Constance, il rencontra tout d'abord le duc de Glocester, qui, poussant son cheval dans l'eau jusqu'au navire où se tenait l'Empereur, le requit, l'épée à la main, d'aflirmer qu'il n'était pas venu avec l'intention d'empiéter sur l'autorité du roi dans son royaume d'Ang-leterre '\ Une curieuse prétention de la couronne impériale provoqua de nombreuses protostations. Les docteurs en droit civil et en droit canon avaient déclaré qu'aucun notaire pu-
i. Les divers exemples allégués tl'uu homniaf^e rendu par les Ecossais aux rois saxons et aux premiers rois normands sont presque tous entourés des mêmes complications. Ils relevaient aussi jadis de la couronne d'Angleterre pour le comté de Iluntingdon, et quelques personnes ont supposé (mais sans raisons suffisantes) qu'ils ont aussi rendu hommage pour le Lolliian.