‹ Le Saint-Graal; ou, Le Joseph d'Arimathie; première branche des romans de la Table ronde (volume 2)Chapitre 23 sur 57 · XXVIII ANALYSE DU SAINT GRAA · texte numérisé non relu

XXVIII ANALYSE DU SAINT GRAA

jugeant perdu arracha la toile qui recouvrait le signe de la croix placé sur son bouclier et vit à sa place un homme crucifié.

Il s'émeut à cette vue, verse des larmes de pitié et prie Dieu de lui venir en aide (255). •

Aussitôt qu'il eut fait cette prière, il vit sortir de la forêt un chevalier monté sur un cheval blanc qui portait à son col un écu blanc à la croix vermeille.

Ce chevalier prend le cheval de Tholomée par la bride et le conduit vers la cité ; Tholomée entendait toujours le bruit de la bataille ; Séraphe continuait ses merveilles et Evalach lui-même l'entendit crier : «< L'enseigne d'Evalach ! » Le blanc chevalier tenait toujours le cheval de Tholomée par le frein (256).

Arrivé au défilé le blanc chevalier s'écrie : « Frappez ! frappez ! » Tholomée surpris est abattu à terre ; ce que voyant Evalach tire son épée et se précipite sur lui; ceux qui gardaient le défilé aident leur seigneur et portent à terre les douze chevaliers égyptiens (257). Tholomée rendit son épée à Evalach; ce dernier le fit emmener dans la cité par Jécoines des déserts, qui gardait le pas.

Evalach regagna ensuite la mêlée où le blanc chevalier s'était jeté; ce dernier trouve Séraphe aux prises avec sept chevaliers qui le tenaient par le frein et le heaume et le frappaient à coups de massue (258). Il le dégage ; mais Séraphe était à moitié mort. Désespoir d*Evalach (259). Il se précipite dans le tourbillon et procure un cheval à Séraphe. Le chevalier blanc de son côté lui apporte une hache d'une légèreté étonnante. La bataille se rétablit (260). Evalach qui montait le cheval de Tholomée, crie aux

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