ANALYSE DU SAINT GRAAL. XXIX
Egyptiens qu'ils ont perdu leur maître. Ils sont saisis d'effroi ; Séraphe alors les presse ; la perte de leur seigneur les trouble (261) et ils finissent aussi mal qu'ils avaient bien commencé.
Séraphe, Evalach et le blanc chevalier faisaient des merveilles ; les gens de Tholomée s'enfuirent vers le défilé qu'ils ne croyaient pas gardé (262). Mais les cent hommes de garde les arrêtèrent par leurs cris, car ils les croyaient plus de mille ; ils se rejetèrent ea arrière et furent tués par les poursuivants ; là, Naburs, sénéchal de Tholomée, fut abattu (263) et rendit son épée à Evalach. Evalach, au souvenir de son sénéchal, voulait lui couper la tête, mais Séraphe Fapaise et sauve la vie au sénéchal.
La nuit survint qui arrêta le massacre, et néanmoins il ne resta pas deux mille Egyptiens, tant blessés que sains, de soixante mille qu'ils étaient au commencement de la bataille (263).
Evalach retourna à Orcaus avec un immense butin ; il fit tendre lés pavillons dans la prairie qui entourait la ville.
Le conte parle ensuite de la femme d'Evalach, nommée Sarracinte (264). Cette bonne et honorable dame, inquiète du départ d'Evalach, fit mander JoRçphe qui vint avec son père et adressa à la reine quelques paroles sévères sur le sort des rois quidésertent la cause de Dieu.
Sarracinte supplie Josephe de demander à Dieu la victoire pour Evalach. Josephe, qui ne sait pas que Sarracinte est chrétienne, commence à lui développer les principaux points de la doctrine ; elle le désabuse et lui prouve qu elle n'ignore rien de ce